Homard européen
Bart Braun - Wikimédia ©

Les éoliennes marines sont-elles des oasis pour homards ?

Bien loin de constituer une nuisance pour l'environnement, les éoliennes offshores seraient en fait de véritables havres de paix pour la flore et la faune sauvages, en particulier pour les homards. C'est la conclusion de plusieurs études scientifiques menées en mer du Nord.

 
 
 


Les éoliennes marines sont bénéfiques à l'environnement, à plus d'un titre. En plus de fournir une énergie verte, gratuite et abondante, les turbines offshores fourniraient également un refuge à de nombreuses espèces animales et végétales. Des études scientifiques tendraient à le prouver ; dernière en date, celle menée par l'Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine, sur les populations de homards en mer du Nord. Les nouveaux parcs éoliens permettraient notamment aux homards de s'installer dans un nouvel habitat, les fondations rocheuses des machines leur fournissant un environnement favorable. Résultat, la population de ces crustacés pourrait exploser. Afin de vérifier cette théorie, qui voudrait que les homards viennent à l'abri des éoliennes pour frayer en toute tranquillité, 3.000 bêtes vont être relâchées en 2014 dans le parc éolien de Riffgat, situé près de l'île de Borkum, à la frontière maritime des Pays-Bas. Ce parc, construit entre 2011 et 2013, compte 30 turbines Siemens d'une puissance unitaire de 3,6 MW. La zone de Borkum, qui était une base d'hydravions mouilleurs de mines de la Luftwaffe pendant la Seconde guerre mondiale, avait été intensément bombardée, réduisant de 90 % la population de homards.

Des oasis de calme dans des zones côtières très fréquentées
Les résultats de cette étude allemande font écho à ceux d'une autre publication, sortie en 2011. Les chercheurs de l'Institut pour les ressources marines et l'étude des écosystèmes de l'université de Wageningen (centre des Pays-Bas), estimaient alors que les fermes éoliennes avaient des effets visibles à court terme. C'est en étudiant le parc d'Egmond aan Zee en Hollande-Septentrionale que les scientifiques ont établi la riche biodiversité installée au pied des turbines marines : moules, anémones et crabes, fournissant de la nourriture aux cabillauds, mouettes, cormorans et fous de Bassan, ainsi qu'aux marsouins. Les fermes constitueraient ainsi des oasis de calme dans des zones côtières très fréquentées (Rotterdam est le 4e port du monde en termes de trafic et le 1er d'Europe, devant Anvers et Hambourg).

(06/05/2013)

 
 
 
 



 
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