Le commissariat général à l'investissement (CGI) vient de rendre un avis défavorable pour le tronçon Saclay-Versailles de la ligne 18 du futur métro du Grand Paris Express. Précisions.

Premier obstacle de taille pour le projet de création de la ligne 18 du Grand Paris Express (GPE), qui doit relier Orly (Val-de-Marne) à Versailles (Yvelines) en 2030. Alors que ce programme de grande envergure doit être officiellement présenté ce vendredi 13 novembre par le Conseil de Surveillance de la Société du Grand Paris (SGP), maître d'ouvrage, le Commissariat général de l'investissement (CGI) vient d'émettre un avis négatif pour ce projet. Pour rappel : le projet de Grand Paris Express prévoit la construction de 200 km de voies et de 68 nouvelles gares.

 

Le CGI, présidé par Louis Schweitzer, "coordonne les travaux interministériels sous l'autorité du Premier ministre", et "s'assure de la transparence et de la qualité des procédures de sélection, veille au bon emploi des ressources au regard des retombées attendues, ainsi qu'à la cohérence des différentes actions", indique-t-il sur son site internet.

Projet maintenu dans son intégralité

Cet avis, consultatif, a été rendu "la semaine dernière", concernant le tronçon Saclay-Versailles de la future ligne 18, au sud-ouest de Paris, dont la mise en service est prévue en 2030, a confirmé le président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP) Philippe Yvin, confirmant ainsi une information de la lettre spécialisée Mobilettre.

 


"Le Gouvernement a décidé de maintenir le projet dans son intégralité. Il sera présenté le 13 novembre dans son ensemble au conseil de surveillance", a détaillé Philippe Yvin, cette fois-ci à l'AFP. La première partie de cette ligne, entre Orly et Saclay, qui doit ouvrir à échéance 2023-2024, a fait l'objet d'un avis favorable avec des "réserves habituelles", a-t-il précisé.

Triple réserve

De son côté, Mobilettre évoque des réserves de trois ordres : "Renforcer la réflexion et la concertation sur la desserte globale du plateau de Saclay", "réaliser des analyses complémentaires relatives à la saturation de la RN118", qui dessert Saclay depuis Paris, et "maîtriser les coûts par une meilleure estimation des risques qui pèsent sur les coûts de conception, travaux et exploitation".

 

Par ailleurs, Philippe Yvin, président de la SGP refuse d'entendre dire qu'il s'agit du "premier bémol de la SGP". Et d'après lui, "cet avis, apprécie de nouveau l'utilité de la ligne dans son ensemble, car, bien que le tronçon Saclay-Versailles présente un peu moins de trafic a priori en l'état actuel des connaissances, il s'agit d'un projet d'aménagement du territoire".

 

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