PRECARITE. La fédération de syndicats étudiants pointe, dans une enquête publiée ce mardi 6 janvier 2026, les conditions de logement dégradées et la précarité croissante touchant les étudiants français.
Une enquête réalisée par l'Union étudiante par questionnaire auprès de près de 5.300 étudiants, publiée ce mardi 6 janvier 2026, souligne la précarité croissante touchant le secteur. "Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, combinée aux séquelles de la période Covid, la situation des étudiantes s'est dégradée de manière spectaculaire", affirme le document.
En matière de logement, 77% des étudiants indiquent que la recherche d'un studio ou d'une chambre constitue un stress majeur et sept sur dix disent y subir au moins une nuisance (froid, bruit, nuisibles). En parallèle, l'Union étudiante déplore que "le gouvernement [ait] annoncé la fin de la revalorisation trimestrielle des aides personnelles au logement pour l'année 2026", alors que 68% des étudiants interrogés en dépendent pour financer leur logement, selon la fédération.
La nourriture et la santé en pâtissent
La nourriture constitue par ailleurs la "principale variable d'ajustement" du budget des étudiants, révèle l'organisme. En effet, 48% des répondants déclarent avoir déjà renoncé à se nourrir pour des raisons financières, tandis que 23% le font même plusieurs fois par mois. L'organisme estime que "la fin du repas à 1 euro pour toutes et tous (dans les restaurants universitaires) en 2023 a marqué un recul majeur".
En outre, près de 28% des étudiants déclarent avoir déjà renoncé à des soins pour des raisons financières. L'Union étudiante décompte par ailleurs "un psychologue conventionné pour 1.028 étudiants en détresse psychologique" en moyenne en France, alors que 90% des étudiants indiquent avoir connu des périodes de détresse psychologique.
Enfin, un tiers des répondants indique disposer d'un reste à vivre inférieur à 50 euros après avoir réglé les charges et l'alimentation. Pour 9,4% d'entre eux, celui-ci est même nul. Face à cette situation, l'Union étudiante préconise notamment la mise en place d'un revenu d'autonomie universel de 1.288 euros pour chaque étudiant détaché du foyer fiscal de ses parents et une université "totalement gratuite", sans frais d'inscription ou contribution à la vie étudiante (105 euros pour 2025-2026).

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