Des tôles rouillées. Des poutres usées en bois. Des débris jonchant le sol. Un terrain mal entretenu. En banlieue parisienne, sur les coteaux de la ville d'Argenteuil (Val d'Oise), un hangar automobile, vétuste et en mauvais état, situé sur une parcelle de 455 m2, multipliait les inconvénients. Il a pourtant séduit un couple de propriétaires qui, loin d'être rebuté par l'apparence inhospitalière du site, s'est mis dans l'idée de le transformer. "Le hangar est le type de bâtiment idéal car il offre de grands volumes et une hauteur sous-plafond importante, tout l'inverse d'une maison traditionnelle ancienne", explique l'architecte et propriétaire, Sonya Todorova,
Ses nouveaux propriétaires ont pris le parti de s'appuyer sur le volume du hangar pour construire une habitation à ossature bois de la même dimension.
Au programme des travaux : assemblage des panneaux bois, retrait des anciennes poutres structurelles, mise en place d'une toiture débordante, création d'un balcon et aménagement intérieur. "Notre principal souhait était de pouvoir bénéficier d'un séjour et de chambres spacieuses et lumineuses", déclare Sonya Todorova.
Découvrez en pages suivantes, la suite de la transformation de cet ancien hangar à Argenteuil...
Augustin Flepp
Un terrain difficile à dompter

L'étude géologique a révélé un terrain particulièrement difficile, asséché et tassé. Une pathologie liée à l'ancienne culture maraîchère très active au début du XXe siècle. La mise en place des fondations a donc nécessité de lourds travaux de terrassement. Pour assurer la stabilité de l'édifice, les constructeurs ont dû enfoncer les poutres à plus de 2 m de profondeur. "De quoi soutenir un immeuble de quatre étages", indique l'architecte, Sonya Todorova.
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Des poutres en mauvais état

Lors de la conception du projet, les propriétaires avaient imaginé conserver une partie de la structure et notamment les fermes de la charpente en relative bon état. Mais les parties basses des poutres, conçues depuis une fondation en mâchefer (résidus utilisés comme remblai de tranchée), s'effritaient et n'offraient plus aucune garantie en termes de solidité.
En outre, le terrain présentait une géologie particulière et complexe, ce qui a ralenti l'avancée des travaux.
Augustin Flepp
Une construction calquée sur le plan initial du hangar

Le couple de propriétaires s'est appuyé sur le plan de l'ancien hangar pour édifier une maison écologique, tout en bois, de 180 m2. Leur idée : profiter des volumes généreux offerts par la structure en tôle pour créer des chambres et un séjour spacieux. Pour respecter le PLU, les constructeurs ont donc été contraints de construire le bâtiment en respectant l'emplacement du hangar et de l'orienter côté Nord. "Le PLU local n'autorisait pas la création de fenêtres ouvrant au Sud, même si les voisins habitent à 30 m de notre façade", raconte l'architecte.
Augustin Flepp
Des panneaux bois OSB assemblés un à un

Une construction en éclipse une autre, voilà comment on pourrait résumer ce projet atypique. Au fur et à mesure de l'assemblage des panneaux bois OSB et du plancher, les équipes du chantier ont retiré les anciennes tôles, puis les poutres structurelles et la ferme de la charpente. "Comme pour toutes les constructions bois, le chantier a été propre, rapide et a nécessité peu de mains-d'œuvre", indique l'architecte. Pour réaliser ces travaux, à peine 8 mois ont été nécessaires.
Augustin Flepp
Une super isolation

Pour cette maison à ossature bois, les propriétaires ont souhaité lutter au maximum contre les ponts thermiques. Pour cela, ils ont mis en place une isolation extérieure et intérieure de 40 cm d'épaisseur et équipé les fenêtres d'un triple vitrage.
Augustin Flepp
Un balcon communiquant

Du côté de la façade Nord, un balcon relie les différentes pièces de l'étage. "Associée à un sol en bois teck, la structure métallique apporte une touche de modernité à la façade", note l'architecte Sonya Todorova.
Augustin Flepp
Une toiture débordante pour protéger les résidents

Comme un chalet de montagne, l'habitation est dotée d'une toiture débordante pour se protéger du soleil et de la pluie.
Augustin Flepp
Un coin séjour lumineux au style industriel

A l'intérieur, l'architecte et son mari ont imaginé un séjour-cuisine de 70 m2 bénéficiant d'une vaste hauteur sous-plafond (4,5 m). Les poutres apparentes de la charpente illustrent l'élégante transformation et reconversion du bâtiment. Lumineux, l'espace est pourvu de grandes baies-vitrées et de fenêtres de toit situées au-dessus de la cuisine et du salon.
Augustin Flepp
Une cuisine équipée et ouverte sur le salon

L'espace cuisine, ouvert sur le coin séjour, dispose d'un îlot central et d'un plan de travail généreux. "Nous avons voulu orienter au maximum la cuisine vers le salon et nos éventuels invités", déclare Sonya Todorova. Côté décoration, les deux propriétaires ont décidé d'associer un gris laqué en partie basse (cuisine, mobilier) à un blanc laqué en partie haute (meuble de rangement, mur).
Augustin Flepp
Le bois, un matériau omniprésent dans chacune des pièces

De l'ossature au sol, en passant par l'escalier, le bois est omniprésent : le sol est recouvert d'un parquet bois massif, les salles de bains sont parées de bois exotique et la terrasse est habillée de teck.
Augustin Flepp
Association de bois, de métal et de béton

Au niveau l'escalier, une peinture imitant le béton a été appliquée sur le mur porteur afin de renforcer le style industriel des lieux.
Augustin Flepp
Un système de récupération d'eaux de pluie

Écologique, l'habitation est équipée de deux réservoirs de 3.500 l pour récupérer les eaux de pluie qui servent à alimenter les toilettes et les plantations du jardin. "C'est une maison écologique, atypique qui consomme peu, saine, agréable grâce à des pièces volumineuses et lumineuses", souligne l'architecte.
Augustin Flepp
Fiche technique

Maison à ossature bois
Maître d'ouvrage : privé
Maître d'œuvre : Eco Bat
Architecte : Sonya Todorova
Superficie : 180 m2
Coût des travaux : environ 200.000 euros
Durée des travaux : 12 mois
Maître d'ouvrage : privé
Maître d'œuvre : Eco Bat
Architecte : Sonya Todorova
Superficie : 180 m2
Coût des travaux : environ 200.000 euros
Durée des travaux : 12 mois
Augustin Flepp
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