Cette aide servira à la reconstruction de la ville de Ryongchon dont une grande partie des bâtiments avaient été soufflés à la suite de l'explosion d'un train de produits chimiques la semaine dernière.

Après l'accident qui a fait au moins 161 morts et 1.300 blessés jeudi dernier à Ryongchon, près de la frontière avec la Chine, Séoul avait offert dans un premier temps un million de dollars. Elle a ensuite accepté des demandes de Pyongyang pour la livraison de vivres mais aussi téléviseurs, ciment, bulldozers et autres matériels de reconstruction.
L'aide, qui doit être expédiée la semaine prochaine, sera accompagnée d’un don de 25 millions de dollars a déclaré le ministre de l'unification, Jeong Se-Hyun, chargé des relations intercoréennes.

L'offre a été publiée alors qu'un premier bateau d'aide sud-coréenne est parvenu jeudi en Corée du Nord, au port de Nampo, sur la cote ouest, apportant des médicaments, des vivres, couvertures et vêtements. Le régime stalinien n'a pas autorisé les Coréens du Sud à se rendre sur place pour la distribution de l'aide ni n'a permis qu'elle soit acheminée par la route. Cela aurait été plus rapide mais aurait entraîné un franchissement de la frontière ultra militarisée.

La Corée du Nord a indiqué jeudi son intention de reconstruire la ville de Ryongchon. "Notre projet est une reconstruction complète", a dit la radio du Nord reçue par l'agence sud-coréenne Yonhap. Elle a précisé que les travaux avaient commencé pour construire des habitations modernes et des bâtiments publics là où l'explosion avait provoqué des destructions. Une durée de reconstruction estimée à trois mois.

La Corée du Nord a comparé la puissance de l'explosion à celle de "cent bombes pesant chacune une tonne" et explosant en même temps. Des personnes qui ont pu se rendre sur le site ont rapporté que pratiquement tous les bâtiments avaient été soufflés dans un rayon de 500 m.

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