Alors que le respect de la loi SRU* est jugé prioritaire pour mettre un terme à l’isolement des populations défavorisées, l’hebdmodaire La Vie pointe du doigt les mauvais élèves. «Malgré leur faible taux de logement social, (les villes épinglées) ne se sont pas engagées dans un programme de rattrapage digne de ce nom», explique l'hebdomadaire.

Selon ces critères, voici, dans l’ordre, le Top 15 des villes «cancres» :

1- Allauch (Bouches-du-Rhône) : cette municipalité socialiste de 18.900 habitants affiche un taux de logement social de 2,5%. Et aucun des 191 logements qui doivent être réalisés en vertu du rattrapage ne l'a été ;
2- Villeneuve-lès-Avignon (Gard, 11.791 habitants, UMP), avec 6% de logements sociaux et aucun des 108 logements à construire réalisés ;
3- Rixheim (UMP), dans le Haut-Rhin, avec 10% de logements sociaux et aucun des 76 nécessaires réalisés ;
4- Sceaux (UDF, Hauts-de-Seine), avec 12,5% de logements sociaux et aucun des 95 logements à construire réalisés ;
5- Savigny-sur-Orge (Essonne, UMP) ;
6- Marignane (Bouches-du-Rhône, divers droite) ;
7- Chamalières (Puy-du-Dôme, UMP) ;
8- Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne, divers droite) ;
9- La Baule (Loire-Atlantique, UMP) ;
10- Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine, UMP ;
11- La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique, PS) ;
12- Le Raincy (Seine-Saint-Denis, UMP) ;
13– Antibes (Alpes-Maritimes, UMP) ;
14- Arcachon (Gironde, UMP) ;
15- Toulon (Var, UMP)

*Rappelons que la loi SRU impose aux communes de plus de 3.500 habitants (plus de 1.500 habitants en Ile-de-France) de disposer d'un quota de logements sociaux de 20% des résidences principales ou de s'engager dans un plan de rattrapage, sous peine de sanctions financières.

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