L'entreprise a cependant souhaité conserver les méthodologies constructives des deux époques. Car ce type de chantier reste malgré tout rare. "C'était la première fois que j'intervenais sur une vieille grange comme celle-ci ; elles ont quasiment toutes disparues. En retrouver une dans cet état-là, avec une telle valeur patrimoniale, c'est exceptionnel."
Concrètement, les trois quarts des bois ont été démontés par l'entreprise Leroux, puis triés en atelier. Les bois en bon état, ne nécessitant pas ou peu de retaillage, sont restés à leur place. Pour les autres, les parties pourries ont été purgées, les parties saines ont été restaurées, des morceaux neufs ont été ramenés pour réaliser des greffes.
Ne pas modifier la lecture du bâtiment
Sur la base de plans et d'épures, les bois ont ensuite été réutilisés, dans la mesure du possible aux mêmes emplacements qu'auparavant. "On évite des déplacements sinon cela peut rendre incompréhensible la lecture du bâtiment", explique Stéphane Leroux.
"C'est davantage sur l'aspect esthétique que l'attribution du bois doit rester la même : par exemple, une ancienne jambe de force reste une jambe de force de réemploi." Ces assemblages ont ensuite été positionnés dans des entures pour retrouver des bois homogènes.
Les essences ont en outre été respectées. Chêne, tremble et peuplier ont servi pour la charpente et les pans de bois, le châtaignier pour les bardeaux et les voliges de bardage.
Corentin Patrigeon
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