Selon une étude de la chambre des notaires d'Ile-de-France publiée jeudi, la hausse des prix des logements anciens à Paris ne devrait pas connaître d'accalmie dans les prochains mois. D'ailleurs, le prix du m2 pourrait s'établir à 8.000 euros en moyenne à fin juin. Détails.

Si 2010 a été marqué par des prix records pour les logements anciens dans Paris intra-muros, 2011 s'annonce sous les mêmes auspices.

 

Selon une étude de la chambre des notaires d'Ile-de-France publiée jeudi, le mouvement de forte de hausse va continuer et devrait même atteindre 8.000 euros/m2 en moyenne à fin juin.
Une tendance qui repose sur une demande beaucoup plus forte que l'offre. «Le rythme de hausse des prix demeure élevé en Ile-de-France en ce début d'année», notent les notaires. L'augmentation s'élève en moyenne à 12,8% pour la région et à 18,7% dans les 20 arrondissements de la capitale (7.580 euros/m2 en moyenne) sur décembre 2010-février 2011 et ce, par rapport à la même période l'année dernière. Toutefois, d'une zone à l'autre, les chiffres sont contrastés. En effet, dans la «Petite couronne» (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), la progression s'élève à 13,1% tandis que dans la «Grande couronne» (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d'Oise), elle atteint seulement 7,4%.

 

Malgré la flambée, le nombre de transactions ne faiblit pas et enregistre pour la période étudiée une hausse de 7% en Ile-de-France (39.200 ventes au total). Toutefois, à Paris, l'augmentation n'est que de 1%.

 

Des disparités en province
En province, le scénario n'est pas tout à fait le même. Si plusieurs villes affichent des prix d'avant-contrats pour les appartements en hausse sur les trois premiers mois de l'année comme Brest (+7% sur un trimestre à 1.527 euros/m2), Nantes (+3% à 2.500 euros/m2), Lyon (+3% à 3.102 euros/m2) et Tours (+4% à 2.192 euros/m2), d'autres métropoles notent des légers reculs comme Marseille (-1% à 2.500 euros/m2), Bordeaux (-1% à 2.703 euros/m2), Orléans (-1% à 2.117 euros/m2). Rennes et Lille enregistrent même des baisses significatives, soit respectivement -3% à 2.212 euros/m2 et -6% pour les maisons à 170.000 euros en moyenne.

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