Le chantier du grand stade de Lille est toujours perturbé par une grève des ouvriers du groupe de BTP Eiffage entamée depuis plus d'une semaine. Leur revendication porte sur une augmentation de salaire de 85 euros par mois.

Entamée depuis plus d'une semaine, cette grève illimitée et débutée sur un mot d'ordre national à l'appel d'une intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC) pour des augmentations de salaires, continue à faire parler d'elle.

 

En effet, les salariés d'Eiffage TP et Eiffage Construction, dont plus de 80% sont en grève, réclament 85 euros d'augmentation par mois, dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, selon Martine Debels, de l'union départementale CGT du Nord.
La direction, quant à elle, propose de son côté 1,7% d'augmentation, soit 17 euros pour un salaire de 1.000 euros.

 

«La direction ne veut pas entamer de négociations, les salariés sont toujours en grève. Le chantier est complètement bloqué», a déclaré cette dernière.

 

A noter aussi qu'une vingtaine de chantiers parisiens sont à l'arrêt depuis une semaine dont celui de Ladoumègue à Pantin (Seine-Saint-Denis), celui du prolongement de la ligne 12 du métro parisien ou encore celui de la station d'épuration d'Achères (Yvelines). Contactée par l'AFP, la direction d'Eiffage ne souhaitait pas s'exprimer à ce sujet.
Enfin, à cela s'ajoutent d'autres chantiers du groupe Eiffage également à l'arrêt comme ceux d'Eiffage TP méditerranée, Eiffage construction Isère et celui de la région de Dunkerque (Nord).

 

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