LAUREATS. Sur plus de 600 participants, 27 doctorants étaient encore en compétition pour la 4e édition du concours "Ma Thèse en 180 secondes". La première place a été remportée par un projet qui concerne notre secteur.

La présentation d'une thèse est généralement un long moment pendant lequel l'étudiant défend ses travaux de recherches. Et se préparer à ce grand oral demande beaucoup de temps. Depuis 4 ans, la Conférence des présidents d'Université (CPU) et le CNRS organise un concours étonnant : présenter sa thèse en seulement 180 secondes soit 3 petites minutes pour un projet de plusieurs d'années. Une mission qui demande là aussi une préparation pointilleuse.

 

Cette année, plus de 600 doctorants de toute la France se sont inscrits et près de 300 ont participé aux finales régionales. Désormais, il n'en restait que 27 pour la demi-finale et seulement 16 pour la finale qui a eu lieu le 14 juin au Studio 104 de la maison de la Radio.

 

C'est finalement Sabrina Fadloun qui a remporté la première place du Concours Ma thèse en 180 secondes. Doctorante au laboratoire SIMaP (Science et Ingénierie des Matériaux et Procédés - CNRS / Grenoble INP / UGA) et au CEA-Léti (Laboratoire d'électronique et de technologie de l'information), elle a réussi à séduire le jury en présentant sa thèse sur l' "Étude d'un procédé de dépôt de cuivre par MOCVD pour la réalisation de vias traversants à fort facteur de forme pour l'intégration 3D.

 

 

Palmarès 2017
1er prix : Sabrina Fadloun
2e prix : Davina Desplan (Université Paris Seine)
3e prix : Olivier Chabrol (Aix -Marseille Université)

 


Parmi les 27 doctorants sélectionnés en demi-finale, découvrez ceux qui avaient ont un lien avec notre secteur.

 

Coralie Avenel, de l'université de Clermont Auvergne et Associés, s'est penchée sur la durabilité des miroirs présents sur les centrales solaires. Elle explique que pour être rentable une centrale doit fonctionner au moins 50 ans. Or, dans le cas des centrales solaires, elles évoluent dans un environnement hostile (le désert ou la mer) et la corrosion abîme les miroirs. Pour prédire la durée de vie de ces miroirs et aider les industriels à améliorer leur technologie, elle a donc déterminé les mécanismes de dégradation de ces miroirs.

 

 

Marius Colin, de l'Université de Champagne a réalisé une thèse sur le cuivre comme matériaux antimicrobiens. Ses travaux se sont focalisés sur les poignées de porte dans les hôpitaux en comparant celles en cuivre, ayant 100 fois moins de microbes que les autres, et les autres matières.

 

Virginie Grosdemouge, de l'Université de la Réunion, s'est penchée sur l'évolution et le retour d'expérience d'un éco-quartier en usage en milieu tropical. Sa thèse traite de la sensation d'inconfort thermique dans les quartiers. Avec une station météo et de très nombreux questionnaires, elle a arpenté des quartiers de l'Ile pour comprendre les habitudes et les besoins de chacun. Avec ses travaux, elle espère bien participer à construire la ville tropical de demain "où il fera bon vivre".
Marie Hechelski s'est, quant à elle, intéressée à la pollution des sols par les métaux lourds. Sa thèse a porté sur l'extraction des polluants dans les sols par des plantes et au recyclage de ces dernières. L'idée de la doctorante des Hauts-de-France ? Extraire des métaux lourds du sol, comme le zinc, et les récupérer pour créer de nouvelles molécules pour en faire des antibiotiques.

 

Enfin, Thibaut Souillard, de l'Université de Lyon, a étudié le vieillissement des centrales pour assurer leur bon fonctionnement dans les années à venir, en s'intéressant plus particulièrement aux tubes générateurs de vapeur et à leur usure. Il rappelle qu'en se constituant la vapeur crée des vibrations qui peuvent avoir une incidence à long terme sur la structure de la centrale.

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