Dès la fin du mois de juillet, lors de la publication de son chiffre d'affaire semestriel, Legrand avait prévu une évolution de ses ventes annuelles " comprise entre un repli modéré et une croissance limitée ". Aujourd'hui, il estime que le repli de ses ventes " reflète la morosité des conditions de marché aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure en Europe ".
De fait, le résultat opérationnel, avant amortissement des survaleurs, a chuté de 10,1% au premier semestre, à 214 millions d'euro contre 238 pour le premier semestre 2001. La marge brute d'autofinancement a progressé quant à elle de 7,7% sur les six premiers mois, se chiffrant à 225 millions d'euro contre 209 pour l'an passé. Elle représente 14,6% du chiffre d'affaire, en hausse de 1,5 points par rapport au premier semestre 2001. mais cela n'a pas empêché le chiffre d'affaire consolidé de diminuer de 3,4%, atteignant 1,542 milliards d'euro contre 1,596 milliards il y a un an. De même, à structure et change constant, les ventes consolidées ont reculé de 2,6%.
Ces résultats sont à rapprocher de la situation confuse dans laquelle se trouve le groupe français. En effet, depuis le veto prononcée par la Commission européenne à l'encontre de sa fusion avec le groupe français Schneider Electric, et le recours déposé par ce dernier devant la Cour Européenne de Justice, Legrand a fait l'objet d'un contrat de cession au consortium formé par les fonds KKR et Wendel Investissement. Cette accord offre à Schneider la possibilité de renoncer à cette cession en cas d'annulation par la CEJ du veto de la Commission. Du moins si Legrand en vaut encore le prix.
AS

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