Après un rythme plus soutenu en février 2016 (+7,1%), l'intérim dans le BTP, enregistre les mêmes chiffres en mars, souligne le baromètre mensuel Prism'Emploi publié ce mardi.

L'intérim dans le BTP poursuit sa dynamique. Effectivement, après une hausse brutale de 7,1% en février 2016 contre +3,1%, le mois précédent, le baromètre Prism'Emploi signale que le BTP a aussi enregistré une hausse de 7,1% en mars dernier.

 

Rappelons qu'en fin d'année 2015, seul le BTP faisait encore pâle figure, en enregistrant sur l'ensemble de l'année 2015 une nouvelle baisse de 6,4 %. Les professionnels du secteur l'expliquaient notamment par les baisses des dotations de l'État aux collectivités locales, par les élections municipales et par la forte concurrence des travailleurs détachés.

 

L'organisme Prism'Emploi souligne également que l'emploi intérimaire se développe chez les ouvriers qualifiés (+9,6 %), les employés (+6,9 %), les cadres et professions intermédiaires (+7,7 %) et les ouvriers non qualifiés (+2,4 %).

 

Toutes les régions en hausse

 

Les effectifs intérimaires augmentent le plus fortement en Pays-de-la-Loire (+13,9 %) et en Île-de-France (+12,4 %) et le moins fortement en Normandie (+1,7 %), Centre-Val-de-Loire (+1,6 %) et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (+0,4 %).

 

"Lorsque les entreprises se portent mieux, elles ont d'abord recours à l'intérim avant d'embaucher de façon plus durable six mois à un an plus tard", s'accordent à dire les professionnels du recrutement et de l'intérim.

 

Baisse du chômage

 

Quant aux chiffres du chômage dévoilés ce mardi en fin d'après-midi, ils sont dans le vert. La ministre Myriam El Khomri a, en effet, annoncé que "le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité en mars, a diminué de 60.000 par rapport au mois de février, soit une baisse de 1,7 %."

 

Ainsi, depuis le début de l'année, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a diminué de près de 50.000 (-1,4 %). "Il s'agit de la première baisse trimestrielle significative depuis le dernier épisode de reprise de 2010/2011", ajoute le ministère. Avant d'ajouter que "les 500.000 formations supplémentaires permettront aux demandeurs d'emploi de saisir les opportunités offertes dans les métiers qui peinent aujourd'hui à recruter et dans les secteurs d'avenir."

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