L'interaction entre renouvellement de l'air et qualité de l'air intérieur semble évidente. Pourtant, cette problématique est encore relativement ignorée des Français qui sont davantage informés sur les pics de pollution atmosphérique. Pourtant, selon les chiffres de l'Anses, du CSTB et de l'OQAI, la qualité de l'air dans les logements aurait un véritable coût sociétal de l'ordre de 20 Mrds € par an, avec la recrudescence de pathologies comme l'asthme (multiplié par 4 en 30 ans) ou les allergies, et pas moins de 20.000 décès par an qui seraient directement liés. Pire, l'augmentation de l'étanchéité des habitations provoquerait un phénomène de confinement qui aggraverait les choses, que ce soit au point de vue de l'humidité ou de la concentration des polluants. Afin d'y voir plus clair, le Synasav (syndicat national de la maintenance et des services d'efficacité énergétique) a donc mené une enquête (avec BVA) auprès de la population*.
Tant que le système marche, pas d'intervention dessus
Premier enseignement, le sujet de la qualité de l'air est globalement peu préoccupant, puisque les Français ont un ressenti plutôt positif, surtout dans les maisons récentes. "Dans l'esprit des gens, il n'y a pas péril", analyse Régis Olagne, de l'institut de sondage. "Les Français déclarent aérer leurs logements, c'est une pratique ancrée dans les habitudes. Mais lorsqu'on leur pose des questions plus précises, leurs connaissances apparaissent inexactes et limitées". D'où un grand besoin d'information. Pour l'obtenir, les personnes interrogées se tourneraient préférentiellement vers le...
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G.N.
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