Les politiques publiques d'efficacité énergétique menées par les Etats-membres et financées par l'Union européenne seraient loin d'être rentables, si l'on en croit un rapport de la Cour européenne des comptes consacré à ce sujet et publié fin avril. L'institution affirme en effet que la rentabilité ne serait pas un facteur prépondérant au moment des affectations de fonds publics destinés à la rénovation des bâtiments, et que les économies d'énergies maximales ne sont pas atteintes au vu de chaque euro investi. Pour rappel, l'UE s'est engagée à réduire la consommation d'énergie des Etats-membres de 20% pour 2020 et de 32,5% à horizon 2030. Le secteur des bâtiments est bien sûr dans le viseur en raison de son aspect énergivore, bien qu'il recèle aussi parallèlement un grand gisement d'économies à réaliser. L'Union a donc alloué une enveloppe de 14 milliards d'euros à l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments sur la période 2014-2020, dont 4,6 milliards fléchés vers les bâtiments résidentiels, et 5,4 milliards affectés par les Etats-membres pour l'ensemble des bâtiments. Pour cette étude, la Cour a examiné
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