La hausse des prix du pétrole en 2006 a entraîné celle des autres énergies importées, selon une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée mercredi.

Ainsi, les prix de gros du gaz sur les marchés à court terme ont progressé «fortement», de 76% entre 2004 et 2006, tandis que ceux du charbon se sont stabilisés. Les prix de gros de l'électricité ont beaucoup augmenté car ils s'alignent sur les coûts de la centrale la moins performante en Europe, souvent une entrave au gaz ou au charbon. Les prix de production des carburants hors taxes ont aussi augmenté (+12,9% en 2006), mais moins qu'en 2005 (+32,5%).

Par ailleurs, les prix réglementés du gaz ont progressé en 2006 plus fortement pour les grosses entreprises (+23,8%) que pour les ménages (+15,8%). Ceux de l'électricité ont augmenté modérément (+1,7% en août), tandis que les prix sur le marché libre ont connu de fortes hausses.

Réduction de la consommation d’énergie
Face à cette hausse des prix, les industriels ont, fait nouveau, réduit leur consommation de toutes les formes d'énergie et pas seulement substitué une énergie à une autre.
Enfin, de leur côté, les ménages ont également réduit leur consommation d'énergie de 1,4%, contre 0,4% en 2005, notamment de fioul domestique, de gaz et de carburants, moins en raison de la hausse des prix que de la douceur du climat à l'automne. Mais leur consommation d'électricité a augmenté de 1,5%, avec le développement du chauffage électrique et des appareils électriques.

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