Dans une étude dévoilée jeudi dernier lors du premier colloque national des résidences hôtelières et villages de vacances, le cabinet d’audit BDO MG Hôtels & Tourisme dresse un état des lieux du marché français des résidences hôtelières en milieu urbain, qui représente aujourd’hui 379 établissements.

«A mi-chemin entre l’hébergement touristique et le locatif, les résidences attirent ainsi un nombre croissant de clients, principalement sur les segments d’affaires : salariés en mobilité, stagiaires, chercheurs, hommes d’affaires… Ce succès explique en partie l’essor des résidences en milieu urbain», explique le cabinet BDO en introduction à son étude.

Selon l’étude, au 1er octobre 2006, le cabinet comptabilisait 379 établissements en milieu urbain, pour une capacité d’accueil de 28.000 studios et appartements. «Rapprochés des données de l’INSEE sur l’hôtellerie urbaine, ces éléments mettent en évidence le poids non négligeable des résidences dans l’offre d’hébergements touristiques : il y a aujourd’hui une résidence pour 18 hôtels et un studio/appartement pour 12 chambres d’hôtels en milieu urbain», constate BDO.

BDO identifie 11 réseaux disposant de 5 résidences ou plus en milieu urbain : «ils concentrent la moitié du parc de résidences et 60% de la capacité d’accueil». Citadines s’impose en leader avec ses 34 résidences sur le sol français (dont 15 à Paris). En seconde position arrive Pierre & Vacances City, enseigne récente qui totalise déjà 13 résidences en région parisienne et PACA.

L’Ile-de-France, concentre près d’un tiers de l’offre nationale de résidences en milieu urbain avec plus de 9.000 studios et appartement. Dans Paris, on compte aujourd’hui un studio/appartement pour 20 chambres d’hôtels classés. L’offre est caractérisée par son standing élevé et par le poids du réseau Citadines (39% de la capacité d’accueil de Paris intra-muros). Sur le reste de l’Île-de-France, deux pôles disposent d’un parc d’environ 1.500 studios/appartements : La Défense et Marne-la-Vallée.
En province, avec respectivement 22 et 27 résidences, Lyon et Toulouse disposent de près de 2.000 studios et appartements. «Le marché lyonnais est structuré et semble se stabiliser à un niveau de l’ordre de un studio/appartement pour 6 chambres d’hôtels. A l’inverse, le parc toulousain de résidences est hétérogène et très dispersé. Il continue de connaître un essor important, avec plus d’un millier d’unités d’hébergement en cours de construction ou en projet», commente BDO. Ailleurs, l’étude prévoit que les villes de Marseille et d’Aix devraient rapidement rejoindre Lyon et Toulouse «car les grands projets urbains de la cité phocéenne génèrent une demande croissante de moyens et longs séjours. La plupart des grands opérateurs s’y sont implantés depuis plusieurs années. Ainsi, le parc est structuré avec une capacité d’accueil gérée à 78% en réseau».

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