Une barre de 492 logements s’est évaporée dimanche dans un quartier de Béziers (Hérault). Le programme de renouvellement urbain prévoit de désenclaver ce quartier où est concentrée un septième de la population de Béziers. Détail du projet.

450 kilos d’explosifs ont emporté en quelques secondes les 492 logements de la barre d’immeuble de Capendeguy dimanche à Béziers. La barre de 500 mètres a été construite dans les années 70 dans le quartier de La Devèze, construit en limite est de la ville à partir des années 60 pour faire face à plusieurs facteurs démographiques de l’époque, dont l’arrivé des rapatriés d’Afrique du nord et l’augmentation du nombre de jeunes ménages. Le quartier compte 2.500 logements collectifs et 1.750 logements pavillonnaires

La démolition de la barre de Capendeguy fait partie d’un Programme de renouvellement urbain (PRU) initié en 2004, avec la démolition de 151 logements dans la partie la plus ancienne du quartier. Au total, 840 logements doivent être démolis au cours de ce programme, et autant seront reconstruits. Le PRU comprend également des aménagements publics, une crèche et un nouveau centre commercial à la place de l’ancien.

Mixité sociale
Après l’évacuation des 65.000 tonnes de gravats générés par l’explosion de la barre, la suite des travaux de réaménagement du quartier commencera dans trois mois. 110 logements sociaux doivent être reconstruits sur ce site. Les autres le seront dans d’autres quartiers. Afin de favoriser la mixité sociale et attirer de nouvelles populations, le PRU prévoir à La Devèze la construction de maisons de villes, de logements en accession sociale à la propriété et locatifs privés.

Continuité urbaine
Au développement social du quartier s’ajoute une dimension urbaine, avec la volonté de désenclaver le quartier pour réduire la densité et repenser les déplacements et liaisons avec le centre de Béziers et les grands axes routiers. «Avec la disparition de cette barre, on va rapprocher le quartier de la ville pour former une vraie continuité urbaine», explique Daniel Martinez, chef de l’opération à la direction de l’urbanisme de Béziers.

Enfin, le volet économique un «boulevard de l’artisanat» à La Devèze. Déjà, le quartier a été classé en zone franche urbaine en 2004 pour favoriser l’activité tertiaire et la création d’emploi. Les dernières opérations doivent être lancées à la fin de l’année, et le quartier présentera son nouveau visage fin 2010.

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