RÉGLEMENTATION. Les travaux visant à définir le contenu du futur label RE2020 continuent. EnerJ-meeting Paris 2022 a été l'occasion d'établir un point d'étape à ce sujet, en présence des personnes en charge de sa réalisation, comme Philippe Pelletier, président du Plan bâtiment durable.


77% : c'est la part des prescripteurs intéressés à l'idée de voir naître un label d'État dans la foulée de l'entrée en vigueur de la réglementation environnementale 2020 (RE2020). C'est du moins ce qui ressort d'une étude Xpair-Tribu énergie, réalisée en mars 2022 auprès de 650 maîtres d'œuvre et maîtres d'ouvrage. Pourquoi l'idée d'un nouveau label serait attrayante, dans un environnement constructif qui semble déjà saturé en la matière ? "C'est nécessaire dans la mesure où des aménageurs nous imposent déjà d'aller vers les niveaux carbone 2025, voire 2028, de la RE2020", a témoigné Nathalie Tchang, directrice du bureau d'études Tribu énergie, lors d'une table ronde qui s'est tenue à EnerJ-meeting Paris 2022, le 31 mars. "Nos clients promoteurs, vis-à-vis de leurs investisseurs, souhaitent aussi parfois aller au-delà de ce qui est imposé aujourd'hui par le texte", ajoute-t-elle. D'autres acteurs souhaitent également élargir le scope de la réglementation, en y ajoutant par exemple le bâtiment à énergie positive (Bépos). Le label viendrait valoriser ce type de démarche, tout en tirant la filière vers le haut.

 

Un groupement d'intérêt écologique mis sur pied

 

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