Batiactu : Vous travaillez dans un milieu très masculin… Comment vous êtes-vous adaptée ?
Bénédicte de Bonnechose : L'accueil a été excellent, je n'ai jamais rencontré de difficulté relationnelle. Les négociations se passent toujours dans le respect des uns et des autres. La période la plus difficile a été celle de la crise, il a fallu se 'blinder'. En tant que femme, on gère moins l'affect. Quant à la perception qu'ont les hommes de la présence d'une femme au dessus d'eux, c'est presque un non-sujet. C'est avant tout l'aspect compétence qui est essentiel et qui donne à chacun sa légitimité.
Batiactu : Qu'avez-vous apporté par votre présence ?
B. de B. : Au sein de notre comité de direction, nous sommes 14, dont 3 femmes. J'aimerai d'ailleurs en faire rentrer d'autres, ainsi que des étrangers. Cela enrichit dans tous les cas les débats et les points de vue et donne, à mon sens, une approche plus pragmatique.Batiactu : Pensez-vous qu'il faille féminiser le secteur à tout prix ?
B. de B. : Non, je ne crois pas que ce soit un enjeu essentiel pour notre secteur, et notamment pour ma filière (les carrières, ndlr). Il y a naturellement des métiers pour des hommes et pour des femmes, il faut tenir compte de la pénibilité de certains. Il ne faut pas forcer les choses !Par Carine Lauga
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