Après avoir détruit le muret une première fois en août dernier pour faciliter l’accès à leur appartement, les époux Rossi pourraient bien devoir à nouveau jouer du marteau ! « Le quorum (lors de l'assemblée générale des copropriétaires vendredi, ndlr) n'a pas été atteint, mais ils ont quand même décidé de reconstruire le mur et, dans le même temps, de nous poursuivre en justice », s’est indignée l'épouse de Charles Rossi, paraplégique. Et d’ajouter : « Je suis écoeurée, cela fait 34 ans que nous venons aux Arcs, ils n'ont qu'une envie, c'est que nous partions. Mais nous reviendrons à Noël et, s'il le faut, nous démolirons à nouveau le muret ».

Situé au deuxième étage sans ascenseur, l’appartement est accessible par le balcon grâce au terrain pentu. Mais pour accéder à la rue piétonne, Charles Rossi est gêné par un muret de pierres et d'ardoises, haut de 40 centimètres. Pour franchir ce muret, construit en 2005, ce dernier doit faire appel à quatre personnes.
« Depuis 14 mois, je demande l'autorisation de faire des mini-travaux pour ne plus avoir besoin de solliciter des volontaires pour accéder chez moi. La Fnath (Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés) me dit que je vais devoir me battre pendant 10 ans. J'ai donc décidé de faire sauter l'obstacle », avait indiqué Charles Rossi en juin dernier.
Selon le syndic qui gère les parties communes, l'autorisation des 800 propriétaires de la résidence est nécessaire pour couper le mur. Il faut également réaliser un cheminement sur 20 mètres, qui passerait devant les fenêtres arrière de l'immeuble et pourrait ainsi engendrer des nuisances.
Rappelons que des amis du couple Rossi avaient détruit ce muret en août dernier. Ayant jugé cet acte illégal, le syndic avait alors annoncé que le muret serait reconstruit.

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