REHABILITATION. La "jungle" de Calais, qui accueillait il y a quelques années plusieurs milliers de migrants, a été réhabilitée en site naturel, dont une partie est ouverte au public. La sous-préfecture du Pas-de-Calais avait entamé les travaux durant l'été 2017, pour un coût de 1,7 million d'euros.

Il n'y a encore pas si longtemps, le camp de migrants de Calais faisait régulièrement la une des médias : plusieurs milliers de personnes - les estimations oscillaient entre 6.000 et 10.000 - y vivaient, dans l'espoir de rejoindre la Grande-Bretagne, de l'autre côté de la Manche. Aujourd'hui, les lieux dévoilent un autre visage. Pour 1,7 million d'euros, la municipalité a effectivement amorcé à l'été 2017 des travaux de réhabilitation, comme l'explique à l'AFP Odile Gauthier, directrice du Conservatoire du littoral, propriétaire du site : "L'idée, c'était de reconstituer des milieux naturels, des milieux humides, permettant le retour des hirondelles pour retrouver des espaces qui avaient été en quelque sorte détruits, et pour accueillir le public". Transformé en hébergement d'urgence à l'époque du camp de la Lande, le centre aéré Jules Ferry a notamment été désamianté puis démoli. Le site naturel, qui s'étend maintenant sur une trentaine d'hectares, a été inauguré le 8 juin dernier.

 

D'autres aménagements prévus d'ici fin 2019

 

Dorénavant, les visiteurs peuvent emprunter des passerelles en bois menant, d'un côté, au sommet d'un bunker de la Seconde guerre mondiale dominant la plage et le Channel, et de l'autre, à un observatoire donnant sur les dunes et la zone industrielle. En lieu et place du camp de migrants, des falaises artificielles et des étendues d'eau préservées s'offrent désormais à la vue des promeneurs. L'Agence France Presse rappelle que les premiers itinéraires de balade avaient été tracés dans les années 1980, mais que les opérations de renaturation du site, qui devaient compenser l'impact sur l'environnement de l'extension des infrastructures portuaires, ont été interrompues lors de la formation du bidonville. Les prochains travaux consisteront à construire le parking et à aménager d'autres sentiers pédestres, destinés à découvrir le polder de la dune et des marais, et relier ainsi cet espace au site voisin de Fort-Vert, étalé sur 300 hectares de bois et d'exploitations agricoles. L'opération devrait coûter 520.000 € et être réalisée d'ici la fin 2019.

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