Le prochain gouvernement n'est pas encore connu que les doléances apparaissent déjà. Ainsi, selon une enquête publiée jeudi par l'institut I+C pour l'Union professionnelle artisanale (UPA), les artisans et les commerçants de proximité évoquent plusieurs solutions pour relancer leur activité, notamment en matière d'emplois.
En ligne de mire : la baisse des charges sociales (73%), puis derrière la lutte contre les délocalisations et les licenciements abusifs (16%). Viennent ensuite l'assouplissement des règles d'embauche-licenciement et de temps de travail (15%), l'investissement dans la formation des jeunes (12%) et l'obligation de former les chômeurs indemnisés (9%).
Le statut de l'autoentrepreneur dans le collimateur
Autre cheval de bataille des artisans : le statut d'autoentrepreneur. Ainsi, 28% souhaitent la suppression de «toute forme de concurrence déloyale (grandes surfaces, auto-entrepreneurs)». En outre, l'enquête indique que près de 25% espèrent une baisse de la TVA sur les activités de main d'œuvre et que 21% tablent sur des incitations pour «la production made in France». Enfin, 12% se montrent en faveur de la création d'une banque dédiée aux petites entreprises. Reste à savoir si le prochain président de la République entendra ces demandes.
* L'enquête a été réalisée dans la première quinzaine d'avril 2012 auprès d'un échantillon représentatif de 4.700 entreprises de l'artisanat et du commerce de proximité.
Avec AFP
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