Les experts du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), soulignent dans le rapport que le problème de la pollution de l’environnement marin touche en particulier les régions en développement mais nécessite une réponse essentiellement financière. «80% de la pollution des mers provient de la terre et ceci risque d'augmenter encore d'ici 2050», préviennent-t-ils.

Le déversement des égouts et ordures dans les mers et les océans constitue un problème majeur selon le GPA, qui indique que c'est dans ce domaine que le moins de progrès ont été réalisés. Les eaux usées sont «probablement le principal problème» et leur retraitement nécessite 56 milliards de dollars chaque année, selon le rapport. «Cela paraît énorme, mais il faut également prendre en compte le coût des soins de santé» consentis suite aux déversements d'eaux usagées dans les océans», a déclaré la coordinatrice du Programme mondial d'action (GPA) du PNUE, Veerle Vandeweerd, lors d'une conférence de presse.

«Généralement, les conséquences de la pollution ne sont pas portées par ceux qui l'ont provoquée», a ajouté le directeur-exécutif du PNUE Achim Steiner, estimant que la communauté internationale doit «intégrer le prix» des retraitements dans son fonctionnement.

Préparé par le Programme mondial d'action (GPA, basé à La Haye) du PNUE, le rapport sera transmis à la centaine de gouvernements attendus du 16 au 20 octobre à Pékin pour la deuxième conférence du GPA, auquel adhèrent désormais plus de 60 pays.

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