A l'appel du syndicat CGT de Bernard Thibault, quelque 25.000 salariés de l'industrie ont défilé jeudi après-midi à Paris en vue de réclamer le développement de l'emploi industriel.

Parti de Saint-Augustin à 15h00, le cortège a défilé pendant près d'1h30 jusqu'à la place de la Bourse. Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT, a fait état auprès de l'AFP, d' «au moins 25.000 participants, dont quelque 15.000 métallos», avant que la manifestation ne démarre.

Dans une forêt de drapeaux rouges, on remarquait notamment la présence de délégations d'Alcatel, Alstom, Schneider Electric, Valeo, Renault, Peugeot, Thales, Airbus... Au-dessus du défilé, planait un immense ballon blanc, où l'on pouvait lire : «Urgence pour les salaires, l'emploi et les conditions de travail». La fédération de la construction défilait en tête derrière une banderole proclamant : «la France va mal, la construction aussi». «Augmentez les salaires pas les actionnaires», «pas de trêve, on n'attendra pas deux ans», scandaient notamment les manifestants.

Peu avant le début de la manifestation, Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a pris la parole devant les manifestants, qualifiant le discours de politique général de Dominique de Villepin de «provocation pour les salariés». «Le Premier ministre n'a en rien pris la mesure des exigences sociales exprimées ces derniers mois et lors des différents scrutins de ces trois dernières années», a affirmé le secrétaire général de la CGT. Il a indiqué que, dans un tel contexte, son organisation n'avait «aucune raison de donner 100 jours à ce gouvernement qui a mis 10 jours pour modifier le code du travail», un des principal grief de la CGT à l'encontre des propositions pour l'emploi présentées mercredi à l'Assemblée nationale par M. de Villepin.

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