Selon la dernière enquête sur le coût de la vie réalisée par le cabinet britannique Mercer, Luanda, en Angola, est la ville la plus chère du monde pour les expatriés, pour la deuxième année de suite. Le classement évolue peu, mises à part une chute des villes nord-américaines ainsi qu'une remontée des villes du continent africain.

La capitale angolaise, Luanda, est la ville la plus chère du monde pour les expatriés, au sein d'un classement dominé par l'Afrique, l'Europe et l'Asie, selon une étude dévoilée mardi par le cabinet d'études britannique Mercer. A l'inverse, Karachi au Pakistan est la moins onéreuse des 214 villes prises en compte et la vie y est «trois fois moins chère qu'à Luanda», souligne Mercer. Dans ce classement, Paris passe de la 17e place en 2010 à la 27e place cette année, elle précède Lyon (120e), qui sort du Top 100 (99e en 2010).

 

Cette enquête prend pour référence la ville de New York et est fondée sur le coût du logement, le transport, la nourriture, l'habillement, les loisirs et les appareils ménagers. Elle prend en compte les variations monétaires, déterminées par rapport au dollar américain, et « vise à aider les gouvernements et entreprises multinationales à évaluer le montant des primes d'expatriation pour leurs salariés en mobilité internationale ».

 

Un classement qui change peu
Peu de changements sont intervenus entre 2010 et 2011 au sein du Top 10, toujours dominé par Luanda devant Tokyo (2e), Ndjamena (3e), Moscou (4e) et Genève (5e). Deux villes y font toutefois leur apparition, Singapour passant de la 11e à la 8e place et Sao Paulo, première ville américaine, grimpant du 21e au 10e rang, tandis que Libreville (12e) et Copenhague (17e) en sortent. «Le coût de la vie dans les villes européennes est resté relativement stable, tandis qu'en Afrique, l'augmentation du coût de la vie est essentiellement liée à un important déficit de logements et à des questions de sécurité», explique Nathalie Constantin-Métral, analyste senior chez Mercer et coordinatrice de l'enquête. Athènes tombe de la 40e à la 53e place et Barcelone de la 49e à la 66e, ces deux dégringolades s'expliquant par «la baisse des coûts du logement, à la suite de la crise économique», d'après le cabinet d'études. A contrario, Tel Aviv (en 19e position) monte dans le classement et devient la ville la plus chère du Moyen-Orient, suivie d'Abu Dhabi (50e) et de Dubaï (55e). Avec la 186e place, Tripoli en Lybie est la ville la moins chère du Moyen-Orient. «Les frais de logement ont continué de diminuer à Abu Dhabi et à Dubaï, entraînant ainsi une baisse du coût de la vie pour les expatriés. Les classements sont par ailleurs très sensibles aux variations des taux de change», précise Nathalie Constantin-Métral.

 

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