Après avoir annoncé début juillet 2017, une "pause" d'une vingtaine de projets d'infrastructures de transports, le Gouvernement vient de signaler le lancement d'études. L'objectif sera de déterminer leur avenir en vue d'un arbitrage d'ici à 2018.

La pause dans les projets d'infrastructures de transports annoncée le 1er juillet par Emmanuel Macron "était une première étape", a affirmé, le 10 octobre 2017, la ministre des Transports Elisabeth Borne, lors de l'inauguration des Rencontres nationales du transport public à Marseille. Avant d'assurer que le Gouvernement préparait "désormais la sortie de la pause" et le lancement d'études.

 

Etudier les besoins des projets en vue d'un arbitrage d'ici à 2018

 

L'objectif est d'étudier les besoins, les solutions alternatives et moins coûteuses, ou encore d'étaler certains projets en plusieurs phases en vue d'un arbitrage d'ici à 2018. "Il ne faudrait pas confondre pause et remise en cause des projets", a-t-elle également souligné.

 

D'après un calendrier déjà connu, un projet de loi de programmation des infrastructures serait donc présenté début 2018, "dans lequel on repart sur des projets équilibrés", a ajouté la ministre lors d'un point presse.

 

Le Gouvernement s'appuiera sur les travaux du Conseil d'orientation des infrastructures, mis en place dans le cadre des Assises de la mobilité et présidé par Philippe Duron,ex-député (PS) du Calvados, qui devra, notamment "regarder l'état d'avancement et des réflexions en cours" sur ces projets, selon la ministre.

 


La ministre des Transports enfonce le clou

 

"Le sens de cette pause, c'était de nous inviter collectivement à penser la mobilité et nos infrastructures autrement, à procéder à un nouveau départ", a plaidé également la ministre, constatant que "les uns et les autres sont amenés à se réinterroger sur le bien-fondé de chaque projet, sur son financement, sur sa gouvernance, sur son calendrier". "Certains projets ne sont déjà plus les mêmes aujourd'hui que lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités", a-t-elle salué.

 

Sur la question de l'avenir du ferroviaire, l'ancien PDG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, missionné par le Gouvernement "rendra ses propositions en janvier 2018".

 

La FNTP reste sur ses gardes

 

Toutefois, la FNTP reste vigilante sur la "pause" annoncée à Rennes par le chef de l'Etat pour les nouveaux grands projets. "Je sais bien que l'Etat n'est pas un magicien, nous avait confié en juillet dernier son président Bruno Cavagné. Soyons constructifs."

 

"Au final, les grands projets prioritaires engagés par l'Etat comme la ligne ferroviaire, Lyon Turin, le canal Seine-Nord et la LGV Bordeaux-Toulouse sont-ils des anciens projets ou des nouveaux projets ? Ce qui m'intéresse, c'est qu'on ne les enterre pas et que l'on trouve des solutions, même si ça prend plus de temps que ce qui était prévu", avait-t-il signalé.

 


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