Plus qu'une démarche écologique, construire une maison passive relève aussi d'une recherche de confort de vivre. Un constructeur des Côtes d'Armor, convaincu par les maisons passives et l'utilisation du béton cellulaire, nous a ouvert les portes de quelques-uns de ces chantiers. Visite.

RT 2012, RT 2020... certains professionnels cherchent à aller encore plus loin et s'attachent à proposer des solutions innovantes pour réduire encore plus la consommation énergétique des logements. Exemple du cabinet de maîtrise d'oeuvre Gautier Créations, situé dans les Côtes d'Armor, qui s'est lancé, depuis 2008, dans la maison passive.

 

D'ailleurs, lorsque que Stéphane Gautier rencontre des clients prospects, il ne leur parle pas simplement d'architecture de maison, il les informe surtout des possibilités pour réaliser des constructions peu énergivores, voire passives.

 

Son meilleur argument ? Son bureau. En 2014, le maître d'œuvre a imaginé et construit les locaux de son entreprise avec des matériaux et techniques spécifiques pour en faire un bâtiment passif. "Ce nouveau bâtiment de 130m2, labellisé PassivHaus, est dix fois plus étanche qu'une construction BBC," nous annonce fièrement le chef d'entreprise. Ce label attribué aux bâtiments répond aux trois critères suivants : besoin en chauffage inférieur à 15 KWH/m2.A , étanchéité de l'enveloppe (N50 inférieur ou égal à 0,6 volume/heure) et besoins en énergie primaire totale (électroménager inclus) inférieur à 120 KWH/m2.A, rappelle-t-il.

 

Gauthier créations réalise environ 25 projets par an, dont 70% de maisons individuelles. Aujourd'hui, 50% des maisons que le cabinet construit sont passives. Pour garantir cette norme à ses clients, le maître d'œuvre demande cette certification PassivHaus à un bureau d'études certifié. Pour la réalisation de ses logements passifs, l'entreprise mise sur le béton cellulaire, des menuiseries en triple vitrage et un système de ventilation double flux.
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