CONJONCTURE. 2017 aura été une bonne année pour les ventes de biens anciens. Nombre de ventes, surface et prix moyen des logements… découvrez le bilan des réseaux d'agences immobilières.

2017, "une année exceptionnelle pour les professionnels", selon le réseau Guy Hoquet qui évoque même une année qui "restera dans la mémoire de tous comme l'année des possibles". Et pour cause, l'activité des réseaux d'agences immobilière a été très soutenue dans les grandes métropoles où les Français ont été nombreux à acquérir un logement ancien. Le réseau Laforêt, qui compte 700 agences, a vu son activité bondir de 14% en France tandis que son concurrent Guy Hoquet (groupe Nexity, 500 agences) évoque une année "exceptionnelle" avec une hausse de ses ventes de 11,5%. Mi-décembre, Orpi, premier réseau avec 1.200 agences immobilières avait fait état de volumes de ventes en hausse de 7%.

 

Cette "activité dense n'a pas été freinée par des prix au m2 en hausse, entre +2,1% pour la province et +6,1% pour la capitale", au sein des transactions conclues par les agences Guy Hoquet. "Le contexte favorable, et notamment les taux de crédit exceptionnellement bas, ont permis aux Français porteurs de projets immobiliers de les concrétiser rapidement et dans des conditions avantageuses", souligne son directeur général, Fabrice Abraham. Toutefois, il estime qu'il "serait surprenant que 2018 soit" aussi exceptionnel que ces deux dernières années et prévient qu'il sera attentif aux annonces du gouvernement concernant le projet de loi logement.

 

Des écarts entre les territoires

 

Concernant la hausse des prix, le réseau Guy Hoquet souligne qu'elle n'a pas été la même sur tous les territoires. Ainsi, certains territoires en Île-de-France ont profité de "l'effet Grand Paris" comme Saint-Ouen, Villejuif ou Cachan, note Laforêt. Et "de gros écarts sont à constater", observe Guy Hoquet: la "palme" revient à Bordeaux, avec +17% en un an, au sein des ventes du réseau, contre une moyenne nationale de +2,6% et +3,5% dans le pays, chez Laforêt. Le marché reste "fracturé", avec un "manque de biens à la vente dans les grandes métropoles ou les centres villes" et "un stock encore important dans les territoires ruraux", commente de son côté Laforêt.

 

Les délais de vente se sont raccourcis de deux jours à 89 jours en moyenne en France chez Guy Hoquet et 86 jours chez Laforêt, 61 et 56 jours respectivement à Paris. Enfin, Guy Hoquet révèle que la surface moyenne des biens vendus est de 87 m², soit 3m² de plus en un an, et que le prix moyen est de 218.000 euros. Là aussi des différences existent entre les territoires. Ainsi, la surface moyenne en province est de 96,9m² pour 185.000 euros, contre 49m² pour 442.000 euros à Paris, et de 77m² pour 267.000 euros en Île-de-France.
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