La première pierre du futur Institut photovoltaïque d'Ile-de-France a été scellée, ce lundi 13 juin 2016, en présence de l'ensemble des acteurs du projet réunis sur le plateau de Paris-Saclay. Ce nouveau bâtiment entend devenir un centre de recherche et d'innovation à dimension internationale.

Près d'une centaine de personnes avait fait le déplacement sur le Campus de Paris-Saclay (Essonne), ce lundi 16 juin 2016, sur le chantier du futur Institut Photovoltaïque d'Ile-de-France. Si la construction a commencé depuis janvier 2016, c'était ce jour la cérémonie officielle de la pose de la première pierre du bâtiment qui accueillera, d'ici à fin 2017, un centre de recherche, d'innovation et de formation inédit dans le domaine de l'énergie solaire. "Les travaux d'infrastructures sont terminés", a d'ailleurs indiqué Philippe Jung, directeur général de Demathieu Bard immobilier en charge de la construction.

 

A partir de l'automne 2017, jusqu'à 200 chercheurs s'installeront dans ces locaux, dessinés par l'architecte Jean-Philippe Pargade, et ce sont eux qui feront "la force de ce bâtiment", promet Bruno Carlotti, directeur général délégué de l'IPVF. Ce qui fera surtout l'atout de l'IPVF, "c'est la diversité d'origine des chercheurs mais aussi la diversité de leurs compétences et de leurs savoir-faire," explique-t-il à l'assemblée présente. Cette plus grande proximité des équipes de chercheurs et des équipements, regroupés sur un même site permettra une plus grande collaboration, espèrent les partenaires du projet. Pour Jean-François Minster, président de l'IPVF, "le regroupement est essentiel à l'innovation". "Cela va rapprocher à la fois la science, la recherche, l'innovation et les industriels", se félicite Philippe Van De Maele, directeur général de l'EPAPS (Etablissement public d'aménagement Paris-Saclay), pour qui ce projet est aussi une belle opération de "mutualisation au service de la recherche et mutualisation des équipements." Ce dernier note aussi que ce bâtiment s'inscrit d'ailleurs parfaitement dans le projet Paris-Saclay.

 

Un écrin de lumière

 

Ce bâtiment de 8.000 m² se veut "un outil pour valoriser la diversité des chercheurs", explique Bruno Carlotti, avec "un atrium central comme lieu d'échange" pour les équipes et de laboratoires équipés de hautes technologies. "Née de la résolution d'exigences programmatiques fortes, le projet s'organise dans un bâtiment compact. Le volume unitaire révèle cependant une dualité entre l'espace de haute technicité abritant les salles blanches organisé autour de deux cheminées techniques et espace tertiaire autour d'un atrium. L'enveloppe du bâtiment IPVF constitue un écrin de lumière qui révèle une intériorité. La lumière se diffuse depuis le vide central de l'atrium, lieu d'échange placé au coeur, à l'interface entre les laboratoires et l'espace tertiaire," explique le cabinet de l'architecte. A noter que la moitié du bâtiment sera consacrée aux laboratoires.
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