L'association HQE publie les premiers retours d'expérience d'un test lancé à la fin de l'année 2010 et portant sur les bâtiments basse consommation neufs. Soixante-quatorze nouvelles constructions, de tous types, ont été passées au crible afin d'évaluer « en grandeur nature » la performance environnementale au regard de l'analyse du cycle de vie ainsi que la qualité de l'air intérieur.

Lancé à la fin de 2010, le test grandeur nature « HQE Performance » livre aujourd'hui ses premières tendances pour les bâtiments neufs basse consommation. L'opération, menée par l'association HQE, a bénéficié du soutien financier du ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, de l'Ademe et de l'appui technique du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment). Elle a consisté à évaluer la performance environnementale de 74 constructions neuves, réparties sur l'ensemble du territoire métropolitain, au regard de l'analyse de leur cycle de vie.

 

Dans le détail, ce sont 20 maisons individuelles et 19 immeubles collectifs (soit 800 logements), 21 bâtiments de bureaux et 14 bâtiments commerciaux ou d'enseignement (300.000 m² de surface tertiaire en tout), qui ont été passés au crible afin d'évaluer quatre indicateurs. Ont été analysés la consommation énergétique totale, l'impact sur le changement climatique, la gestion des déchets et la consommation d'eau. Afin de faciliter la capitalisation des informations, un seul logiciel a été utilisé, Elodie, développé par le CSTB.

 

Premiers résultats
Fréquemment, la consommation énergétique d'un bâtiment neuf fait référence à cinq usages de la réglementation thermique : chauffage, climatisation, eau chaude sanitaire, éclairage et auxiliaires. La RT 2012 impose un niveau maximal pondéré de 50 kWh/m²/an, exprimé en énergie primaire. Mais les bâtiments ont d'autres consommations, en particulier non réglementées et liées à la vie dans l'édifice : électroménager, audiovisuel, bureautique, ascenseurs, éclairage extérieur, etc. Le test HQE Performance démontre que ces autres usages sont non négligeables, représentant parfois plus de 56 % de la consommation énergétique totale (141 kWh/m²/an dans le tertiaire pour une consommation totale de 250 kWh/m²/an). En moyenne, sur l'ensemble des 74 bâtiments BBC étudiés, la consommation énergétique se monte à 234 kWh/m²/an répartis comme suit : 30 % à la consommation énergétique réglementée, 51 % à la consommation énergétique non réglementée et 19 % aux produits et équipements (énergie grise).

 

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