Le casse-tête juridique et polémique de la modernisation du stade Roland-Garros se poursuit. Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté, mercredi 8 janvier, les requêtes des opposants qui demandaient la suspension des travaux du Centre national d'entraînement (CNE). Le chantier de démolition du stade Georges-Hébert débutera donc sur la partie du jardin des serres d'Auteuil. Sa livraison est prévue en 2015. Explications.

Après l'avis favorable délivré le 17 octobre 2013 par la commission départementale des sites de la cour administrative d'appel de Paris au projet d'extension du stade de Roland-Garros à Paris, la Fédération française de Tennis ainsi que la mairie de Paris se sont réjouies d'une seconde bonne nouvelle. Le juge des référés du Tribunal administratif a pris la décision, mercredi 8 janvier, de ne pas suspendre les travaux de démolition du stade municipal Georges-Hébert, situé tout proche du jardin des serres d'Auteuil, dans le 16ème arrondissement de Paris.

 

 

Un court de 5.000 places sur une partie des serres d'Auteuil
Fermé, en effet, depuis le 3 septembre 2013, l'équipement public sera définitivement démoli dans les prochains jours pour accueillir, en 2015, le Centre national d'entraînement (CNE), pépinière des espoirs du tennis français, et les bureaux de la Direction technique nationale (DTN). "Il s'agira d'un court de 5.000 places sur une partie des serres d'Auteuil", souligne la FFT dans un communiqué.

 

De son côté, la mairie de Paris, nous précise que "le juge des référés a estimé, comme la Ville le soutenait, que le projet du CNE était distinct, dans sa finalité et sa fonctionnalité, du projet de modernisation du stade de Roland-Garros et que pour cette raison, le permis de construire n'avait pas à être précédé d'une étude d'impact. Ce moyen, soulevé par les opposants, a donc été rejeté comme ne créant pas de doute sérieux sur la légalité du permis."

 

En effet, le CNE, réservé à la formation des joueurs, n'a pas vocation à accueillir d'autres usagers que ses utilisateurs naturels, poursuivent la mairie de Paris et la FFT.

 

 

Une audience du juge sur le fond prévue le 6 février 2014
Ce long feuilleton juridique n'est pourtant pas terminé puisqu'il sera jugé sur le fond, a priori le 6 février 2014, précise le communiqué de la Fédération française de Tennis (FFT). De son côté, Agnès Popelin, administratrice de France Nature Environnement (FNE) et chef de file du combat contre ce projet, attend avec confiance la décision du juge à propos de l'avis de l'Autorité environnementale. Cette dernière réclamait, en effet, en décembre dernier, une étude d'impact sur le CNE.

 

Par ailleurs, les associations de riverains attendent également avec impatience l'autre décision du tribunal concernant la convention d'occupation conclue en avril 2013 entre la Ville de Paris et la FFT. La fin du feuilleton juridique est donc loin d'être terminée, d'autant plus que le temps presse pour la modernisation du site. Les porteurs du projet tablent toujours sur une livraison pour 2018.

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