Les tours en ville font définitivement partie des préoccupations des architectes. Pour preuve, cette tour à énergie positive imaginée par le syndicat des architectes des Bouches du Rhône.
Se hissant sur 130 mètres, cet immeuble, baptisé Tour du Prado en référence à l’avenue sur laquelle il se trouverait, abriterait à la fois des logements sur 3.600 m2, des bureaux sur 5.000 m2, des loisirs et des jardins. Il s’agirait au final d’ériger
«une ville verticale dans laquelle on habite, on travaille, on se cultive et surtout où l'on côtoie ses proches et ses voisins».
Plus qu’une simple tour de bureau
L’objectif n’est pas de faire
«une simple tour de bureaux», ni
«un lotissement pour privilégiés», ni même
«un programme à la gloire d’une multinationale», soulignent les architectes du syndicat. Ce projet pourrait tout simplement incarner
«un repère et un symbole» de l’identité marseillaise. Sans oublier l’aspect écologique puisque ce gratte-ciel de 33 étages serait le premier bâtiment à énergie positive de la ville.
Alors, la Tour Prado, une fiction ou une réalité ? Pas de réponse tranchée. Mais le projet se situant sur le terrain de l’actuel siège du syndicat pourrait répondre à
«l’environnement urbain» avec des atouts comme la proximité des transports en commun et l’exploitation
«au mieux de la potentialité du volume donné pour rendre sa pratique la plus fonctionnelle». Et la Bonne mère, qu'elle sera fière !
Un projet de tour abandonné à Marseille
Si les architectes des bouches du Rhône se tiennent prêts à parler des tours dans les villes, il semble toutefois que la conjoncture actuelle entame quelques projets. En effet, suite à la crise économique et immobilière, la construction d'une des cinq tours prévues en front de mer à Marseille ne verra pas le jour. Le port de Marseille-Fos et Icade, filiale immobilière de la Caisse des Dépôts, ont dû abandonner un projet d'aménager 2,5 hectares qui comprenait la construction d'une tour de bureaux de plus de 45.000 m2.