Contrairement au cimentier LafargeHolcim qui s'est dit prêt à vendre son ciment pour construire le mur anti-clandestins à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, le géant du BTP et des concessions Vinci a annoncé qu'il préfère "ne pas y toucher". Sur BFM Business, Xavier Huillard, le PDG de Vinci, a justifié son choix par le fait qu'il ne souhaitait "choquer" ses salariés dans le monde. "Il faut que je prenne en compte la réalité de mon entreprise, ma culture, ma manière de faire et la sensibilité, non pas seulement de mes collaborateurs américains, mais au niveau mondial", a-t-il expliqué. "Pour ces raisons-là, mais ça n'est pas du tout un jugement de valeur à l'égard des Etats-Unis, nous préférons plutôt ne pas toucher à ce mur", a-t-il poursuivi.
"Parce qu'à un moment, il y a des projets qui sont trop exposés, qui représentent plus qu'un simple mur, qu'une infrastructure ou un bâtiment de génie civil", a développé le PDG de Vinci. "Si nous décidons de faire quelque chose qui est susceptible de choquer une majorité de nos salariés, je crois qu'il vaut mieux l'éviter", a-t-il conclu.
Participer à la construction de ce mur est un sujet délicat. Interrogé en février lors de la publication des résultats annuels, Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues, avait également indiqué ne pas être intéressé par la construction de l'ouvrage, "une structure métallique" sur laquelle le géant du BTP n'a "pas de compétence particulière".
Avec AFP
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