L'Unafo a choisi le cadre du couvent des Jacobins à Rennes pour abriter la 19ème édition des rencontres nationales des acteurs du logement accompagné. Après deux jours d'échanges animés autour d'une vingtaine d'ateliers, l'Union professionnelle du logement accompagné a appelé le gouvernement à définir plus clairement et fortement une stratégie pour promouvoir les résidences sociales, en matière de "production et de développement".
"C'est le fil conducteur qui ressortait de tous les ateliers", résume Arnaud de Broca, délégué général de l'Unafo, interrogé par Batiactu. Pour les acteurs du logement accompagné qu'il représente, les résidences sociales pâtissent encore d'une "place trop limitée" à l'échelle du plan national "Logement d'abord", qui doit pourtant être abondé d'une enveloppe supplémentaire de 60 millions d'euros pour l'année 2020.
Un portage politique qui manque encore
"A part les pensions de famille, le portage politique manque encore pour développer les résidences sociales", regrette Arnaud de Broca. Un manque de soutien qui questionne d'autant plus le modèle économique de ces structures, sur le financement par les collectivités qui manquent parfois à l'appel, et des contributions de l'Etat qui fondent les résidences sociales dans une ligne budgétaire plutôt vaste. "Sur les 26 millions d'euros dédiés, 8 millions sont redéployés vers l'hébergement d'urgence", indique le délégué général de l'Unafo. Et d'appuyer le sentiment de ses adhérents, que le logement accompagné peut parfois faire figure de "variable d'ajustement".
A l'aube de l'année 2020, l'Unafo s'interroge aussi sur ses propres marges de progrès, notamment sur la communication sur l'existence même de ses structures, parfois méconnus des élus comme de certains travailleurs sociaux. Elle entend, d'ici l'année prochaine, lancer une enquête visant à mieux connaître les publics qu'elle accueille via ses adhérents.
Lina Trabelsi
Lire plus tard
Partager

Comment la région Île-de-France compte accélérer la décarbonation et la sobriété énergétique