Si rien n'est fait, la ruine de l'emblématique fort Boyard est inéluctable. Telles sont les conclusions, radicales, des études réalisées ces dernières années, à la demande du département de Charente-Maritime.
La collectivité, propriétaire de l'ouvrage depuis 1989, s'inquiétait de l'évolution de l'état du fort, observant l'apparition de fissures majeures et la complète disparition d'ouvrages de protection contre la houle. Après ce diagnostic, le département a peu hésité à engager l'opération "Sauvons le fort Boyard".
Objectif : reconstruire les deux ouvrages de protection originels, le havre et l'éperon, avec des techniques et des matériaux modernes. Budget mobilisé : 44 millions d'euros, financés en grande partie par le département.
"Nous avons 6 millions d'euros de subventions, venant de l'État, de la Drac ou du CAUE. Et, même si le montage financier tient, nous avons lancé une campagne de mécénat en 2025", explique Mathieu Barbier, directeur adjoint à la direction de la mer, de l'eau et du littoral de Charente-Maritime. Une première phase, ciblant le grand public, des entreprises locales et des collectivités territoriales, a permis de récolter un million d'euros. "Nous cherchons désormais de grands mécènes, afin de réduire l'empreinte financière du département", poursuit-il.
Quatre ans de travaux
Côté travaux, le conseil départemental a choisi de lancer un marché de conception-réalisation. Attribué à un groupement mené par ETPO, filiale du groupe Spie batignolles, en avril 2024, une phase de conception, complexe, a duré jusqu'à l'été 2025. Les travaux ont débuté juste après.
Le chantier s'étend sur quatre ans et est réparti sur plusieurs sites : au niveau du fort lui-même et sur les ports de Nantes - Saint-Nazaire, Rochefort, La Rochelle. Et même à Boyardville pour la base vie, après avoir été la base historique des travaux de construction du fort au XIXe siècle.
Découvrez ce chantier titanesque en images dans la suite de l'article.
Des ouvrages tombés en ruine
Érigé entre 1800 et 1866, le fort Boyard devait initialement protéger l'arsenal de Rochefort, avant de connaître plusieurs vies. Sa construction a connu de multiples difficultés et interruptions.
Si, dans la mémoire collective, le fort est cet ouvrage ovoïde posé au milieu des flots, il présentait initialement un aspect un peu différent,
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