"La réhabilitation de bâtiments tertiaires et de logements sociaux devrait être un secteur porteur dans les années à venir." C'est ce que prévoyait le Conseil national de l'Ordre des architectes dans sa note biannuelle, Archigraphie, en 2024. Et déjà les activités de rénovation, de réhabilitation et de transformation occupent une grande partie du travail des agences d'architecture. La rénovation représentait près de 64% des travaux d'architecture en 2023, selon la Mutuelle des architectes (Maf).

 

Les concepteurs ont bien compris que ce marché d'avenir présente de nombreux avantages pour leurs entreprises. Sa mise en œuvre soulève toutefois plusieurs défis, qu'il s'agisse de la mutation des programmes, de la transformation d'actifs, de la transition écologique ou encore de la requalification de l'espace public avoisinant.

 


Des transformations complexes d'actifs ferroviaires

 

Arep, agence pluridisciplinaire et filiale de SNCF Gares & Connexions, travaille sur de nombreux projets de transformation de biens ferroviaires. Elle a livré, à la fin du mois de mai 2026, la restauration de la grande halle voyageurs d'Angoulême. Les transformations d'actifs ferroviaires "sont assez compliquées car il faut continuer d'accueillir les usagers [pendant les travaux, ndlr] et ces sites comportent un grand nombre de réseaux", explique Raphaël Ménard, ingénieur, architecte et président du directoire d'Arep, lors de la table ronde "Convictions" organisée par l'agence d'architecture Grimshaw ce mercredi 1er juillet 2026.

 

Arep cherche notamment à végétaliser les sites
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