Alors que la proposition suscitait des remous de la part des associations du paysage, la réforme de l'affichage publicitaire qui prévoyait d'autoriser des panneaux publicitaires grand format dans les petites villes a été abandonnée par le gouvernement. Explications.

"A court terme notre préférence c'est d'abandonner une mesure qui n'était pas consensuelle", c'est en ces termes qu'Emmanuel Macron, a annoncé que la réforme prévoyant l'autorisation pour les petites villes (10.000 habitants) d'avoir des panneaux publicitaires grand format ne verrait pas le jour.

 

Il faut dire que ce projet a provoqué de nombreuses levées de boucliers de la part d'associations : Toutes les mesures envisagées ont été 'dictées' par les afficheurs. Certaines d'entre elles conduisent même à un retour en arrière de 35 ans et annulent d'un trait de plume l'une des principales avancées du Grenelle de l'affichage. D'autres bafouent purement et simplement la COP21 en permettant le pire en matière d'affichage lumineux et numérique", dénonçait un communiqué de Paysages de France daté du 15 janvier et, signé par cinq autres associations*.

 

Le texte qui était en consultation publique a reçu environ 60.000 contributions dont "99% sont défavorables à la diffusion de panneaux publicitaires dans tous les paysages français", a souligné la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal.

 

"On va en revenir au texte initial, qui a ouvert la possibilité d'affichage pour les grands stades" dans la perspective de l'Euro de football en juin et juillet, a-t-elle ajouté. Selon l'AFP, qui a pu voir une copie du projet de décret, le texte ne s'attacherait dorénavant qu'à la réforme aux abords des stades de plus de 15.000 places.

 


* Amis de la Terre, Maisons Paysannes de France, SPEEF, Attac, RAP, Agir pour l'Environnement

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