En ce qui concerne le contrat, «l’accueil est très largement favorable car il permet de limiter les dégâts en cas de retournement conjoncturel», selon les artisans -sur les 20.000 entrepreneurs interrogés par l’enquête, 15% ont répondu-. De même, dans un contexte de difficulté à trouver des personnes qualifiées, «les artisans voient également la possibilité d’embauche de personnel moins qualifié mais désireux de se former», rapporte l’enquête dans un communiqué.

«Cependant, une petite majorité des personnes interrogées précise que ce nouveau type de contrat ne leur permettra pas d'embaucher dans l'immédiat, le critère essentiel d'embauche étant le carnet de commandes», constate l’APCM (Assemblée permanente des chambres de métiers).

Les autres réserves au contrat «nouvelles embauches» : les entreprises de plus de 20 salariés qui s’estiment «pénalisés par cette mesure». Aussi, certaines petites entreprises qui craignent que cette mesure crée un «ghetto» qui pourrait faire fuir «les salariés qui seraient susceptibles d’y venir». Enfin, toujours selon les résultats de l’enquête, certains patrons indiquent qu’ils embaucheraient directement en CDI classique si le besoin se faisait ressentir.

Du mieux dans les formalités d’embauche
Un deuxième volet de l’enquête portait sur la simplification des formalités d’embauche. Sur ce sujet, les entrepreneurs artisans estiment que «la mesure est certes positive, mais soulignent -dans leur écrasante majorité- que le principal frein à l'emploi reste le niveau trop élevé des charges sur les salaires».

Pour rappel, le contrat «nouvelles embauches» permet à l'employeur de licencier sans motif pendant une durée de 2 ans.

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