LOGEMENT. Plusieurs grands acteurs des secteurs de la construction et du logement ont réfléchi à des propositions pour répondre à la crise de l'habitat en France. Ils considèrent notamment que le gouvernement n'en fait pas assez pour contrer la baisse de l'offre de logements neufs.


La crise du logement s'étend et s'intensifie en France. Les mises en chantier et les autorisations de construction ont ainsi chacune chuté de plus de 13% en un an par rapport à la période 2019-2020, selon le ministère de la Transition écologique. Et entre l'envolée des taux d'intérêt et la difficulté des ménages à acquérir un bien ou à en louer, les professionnels de l'habitat s'interrogent et s'inquiètent. Les acteurs des plus grandes fédérations et organisations de la construction et du logement ont profité de la convention nationale du Pôle Habitat FFB (Fédération française du Bâtiment), le 21 septembre 2023 à Paris, pour longuement discuter de la situation.

 

Pour Jonathan Prévereaud, vice-président Pôle Habitat FFB représentant les aménageurs fonciers, on assiste "au coulage du marché de l'immobilier". Selon lui, toutes les entreprises de la construction et du logement sont touchées par cette crise. "Et derrière, ce sont les Français qui peinent à se loger", a-t-il rappelé, lors d'une table ronde. Cela a aussi des conséquences sur l'emploi, puisque de nombreux postes seraient menacés par la baisse de la construction de logements, a-t-il pointé. "Le chef d'État a une ambition, celle du plein-emploi, mais on ne l'atteindra pas sans construction de logements", a surenchéri Bruno Arcadipane, vice-président du Medef et président du groupe Action Logement. Six chefs d'entreprises sur dix auraient, selon lui, des difficultés à recruter à cause de la crise du logement.

 

Une question d'emplois

 

"Si nous voulons protéger le tissu industriel et le savoir-faire français, en continuant d'innover, nous devons produire des logements plus écologiques, qui rendront du pouvoir d'achat aux Français à travers des baisses de charge", a estimé l'homme à la tête d'Action Logement. "Nous traversons la pire des crises du XXIe siècle. Je demande au président de la République de porter une ambition extrêmement forte pour la France et le logement des Français." Le porte-parole du groupe souhaiterait que soit mis en place le statut de bailleur privé. "C'est urgent", a-t-il assené.
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