Quelque 400 personnes se sont rassemblées vendredi dernier à l'hippodrome de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) pour réaffirmer leur opposition de construction de 6.000 logements sur le terrain de course. Précisions.

Le terrain de course de l'hippodrome de Saint-Cloud transformé en un vaste chantier pour créer 6.000 logements... Après la crainte exprimée en mars dernier par les maires des villes attenantes à l'hippodrome de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), près de 400 personnes ont manifesté, vendredi 1er mai, pour réaffirmer leur opposition de construction de logements sur le site.

 

Pour rappel : déjà une pétition ouverte début mars, adressée à Matignon et à Sylvia Pinel, avait récolté plus de 18.000 signatures des habitants de Saint-Cloud, mais aussi des communes voisines de Garches, Suresnes et Rueil-Malmaison, également mobilisées.

 

En cause : un document de travail remis au ministère du Logement par un comité d'experts. En effet, l'hippodrome de Saint-Cloud, fait partie de la liste de ceux identifiés pour créer une Opération d'intérêt national (OIN) et produire du logement. Le projet avait été dévoilé en octobre 2014, et a été reconfirmé et actualisé le 17 février dernier. Pourtant ce site classé depuis 1998 et protégé par un Plan local d'urbanisme (PLU) empêche en théorie les constructions, sur un terrain de 68 hectares entre les communes de Rueil-Malmaison et Saint-Cloud.

"6.000 logements, ça représente la moitié de la ville de Saint-Cloud"

"L'hippodrome, c'est avec le Domaine national, l'identité de la commune. Je ne souhaite pas que l'on touche à cette identité", a expliqué à la tribune Eric Berdoati, le maire UMP de Saint-Cloud. 6. 000 logements, ça représente la moitié de la ville, ça n'a pas de sens", a-t-il ajouté. Par ailleurs, la mairie précise que la commune compte déjà 14.000 logements, dont 12.763 résidences principales.

 

De son côté Bertrand Bélinguier, le président de France Galop, la société organisatrice des courses, a rappelé, vendredi dernier son souhait de "ne céder aucun de ses sites, y compris l'hippodrome de Saint-Cloud, connu dans le monde entier et qui fait vivre une centaine d'employés." Au final, les élus des Hauts-de-Seine mobilisés sur le sujet renvoient donc le gouvernement vers un autre site, celui de la caserne Sully, qui représente 22.000 m² déjà construits et laissés en déshérence depuis près de 8 ans.

 

Manuel Valls avait précisé le mois dernier que le choix des sites retenus pour de grandes opérations de construction de logements en Ile-de-France interviendrait en septembre prochain, afin de laisser le temps à la "concertation" avec les élus locaux. Le rendez-vous est pris.

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