Adieu, les fameuses habitations à loyer modéré ! Au terme de leur congrès annuel, les responsables de l'Union nationale des HLM ont présenté leur nouvelle dénomination : Union sociale pour l'habitat. Dans le même temps, Gilles de Robien leur accordait plus de souplesse dans la fixation des loyers. Un pas important vient d'être franchi… en attendant un changement de statut.

Pour les organismes "sociaux pour l'habitat", ce changement de dénomination était devenu une nécessité. "Le sigle HLM est trop porteur d'une image réductrice. Elle pénalisante ceux que nous logeons et nous souhaitions nous en dissocier", expliquent-ils en rappelant qu'aujourd'hui, leur mission va bien au-delà du simple fait de loger les plus démunis et s'étend désormais à l'aménagement urbain, la recomposition de la ville ou encore diverses prestations de services, notamment pour le compte des collectivités locales.
"Tout en restant fidèles à notre passé et aux valeurs de solidarité et de qualité du logement qui en sont les fondements, nos missions s'élargissent dans le champ de l'habitat" a expliqué Michel Delebarre, visiblement satisfait.

Il faut reconnaître que tout a été préparé, depuis de longs mois, pour que cette ( r )évolution se passe sans heurts. Ainsi, dès le moi d'avril, Jacques Berké, président de l'ex-fédération des SA d'HLM, donnait l'impulsion en renommant Entreprises sociales pour l'habitat, les 325 sociétés anonymes de la fédération.
Cette évolution était donc prévue et minutieusement orchestrée par les services, communication notamment, de l'Union HLM. D'ailleurs, le jour de la fameuse déclaration, le site internet de Union HLM passait instantanément aux couleurs de l'Union social pour l'habitat.

Moins prévisible, même si l'on sentait pointer une volonté du gouvernement en ce sens, a été la déclaration de Gilles de Robien en faveur d'une plus grande souplesse dans la fixation des loyers. Cette évolution était demandée de longue date par les HLM.

Toutefois, le ministre a expliqué que si les organismes HLM sont plus libres de faire évoluer leurs loyers, cette évolution restera toujours encadrée par les pouvoirs publics. En fait, elle sera désormais définie dans le cadre d'un "conventionnement global" avec les autorités locales.
Reste à savoir plus précisément ce que le gouvernement entend réellement par ce nouveau "conventionnement global".

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