La mandature Delanoë ne devrait pas être marquée par de grandes constructions architecturales mais par une volonté " de faire naître de nouveaux lieux de vie de créativité, de plaisir " explique-t-il. Ses priorités se portent donc sur les nouveaux quartiers : Paris-Rive Gauche et Batignolles et sur les secteurs en difficulté : Barbès, Porte de Clignancourt. La mairie entend ainsi restaurer une mixité sociale dans les quartiers. " Il faut construire au moins 3.500 logements nouveaux par an (...) en particulier à l'ouest, dans les beaux quartiers " reprend-il. Une résolution en accord avec l'application de la nouvelle loi de solidarité et de renouvellement urbain (SRU). Actuellement, trois arrondissements accueillent à eux seuls près de 50% des logements sociaux parisiens. Et à l'inverse, huit arrondissements connaissent une proportion de logements sociaux inférieure à 5%, loin du taux fixé par la loi SRU de 20 %.

Bertrand Delanoë aborde par ailleurs, au cours de l'interview, la construction de grands équipements, en particulier dans le domaine sportif et culturel. Ainsi, une patinoire " devrait être construite d'ici trois ans dans le 19e arrondissement " et un " centre international de conférences universitaire sera créé ainsi qu'une maison des étudiants ". Un pôle universitaire devrait se développer à Paris Rive Gauche.

Mais l'originalité de la politique d'urbanisme de la nouvelle mairie réside peut-être de la volonté de se positionner en tenant compte de sa banlieue limitrophe. " Nous voulons effacer progressivement les frontières entre Paris et la banlieue " assure Bertrand Delanoë. Il souhaite ainsi " franchir la frontière du périphérique ". C'est le cas du développement de nouveaux pôles d'activités et d'habitation qui doivent associer Paris et les communes riveraines : la Porte d'Aubervilliers avec la Plaine Saint-Denis et Paris Rive Gauche avec le projet Seine Amont vers Ivry par exemple.

France-Laure Pons

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