General Electric (GE) supprimera au total quelque 600 postes en France, via des plans de restructuration lancés ces derniers mois dans différentes entités. C'est la filière finance qui serait la plus touchée suivie de l'énergie et l'immobilier de bureau, d'après les syndicats et de la direction confirmant une information des Echos.

La société General Electric réduira sa voilure dans l'Hexagone, ont signalé des sources syndicales, ce vendredi 26 juillet, confirmant une information des Echos parue le même jour. "Nous avons recensé 620 postes qui vont disparaître d'ici à la fin de l'année ou au cours du premier semestre de l'année prochaine", a indiqué, à l'AFP un syndicaliste membre du Comité de groupe de GE France.

 

Selon un autre membre de ce Comité, GE France, qui est présent dans 20 métiers de l'énergie, des technologies médicale, des services financiers et l'industrie, a lancé "5 à 6 plans de sauvegarde de l'emploi (PSE)."

 

Des chiffres proches de la réalité
De son côté, un porte-parole de l'entité française a confirmé que ces chiffres étaient "proches de la réalité" et souligné que les plans, qui concernent des activités très différentes, avaient été "décidés entité par entité en fonction du contexte économique" afin de "sauvegarder la compétitivité". Il a en outre indiqué que ces départs se feraient "essentiellement via des plans de départs volontaires".

 

La filière finance sera la plus touchée car 400 postes doivent être supprimés dans ce seul périmètre, a indiqué Régis Dos Santos, président du Syndicat national de la banque et du crédit SNB/CFE-GCC.

 

Vers une centaine de suppressions dans l'énergie
Dans ce secteur, 222 postes doivent notamment être supprimés chez GE Money Bank (sur quelque 1 000 postes) et 33 dans la filiale qui fait du crédit immobilier, a précisé le syndicaliste. A cela s'ajoute une centaine de suppressions de postes dans l'énergie, un nombre du même ordre dans le secteur lié à l'industrie du pétrole (oil and gaz), une trentaine dans l'immobilier de bureau, ou encore dans une entité qui fait de l'affacturage.

 

Le groupe souhaite également d'après Les Echos fermer "17 de ses 27 agences maillant le territoire, les plus grandes villes de France devant être épargnées." Pour rappel, Général Electric France, présidé par Clara Gaymard, emploie aujourd'hui 11.000 salariés dans l'Hexagone. Ses trois principaux sites de production sont à Belfort (GE Energy), à Buc (GE Healthcare) et au Creusot (GE Oil&Gas).

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