La France est «l'un des premiers bailleurs de fonds du secteur de l'eau au plan international» avec 368 millions d'euros par an, a déclaré la ministre de l'Ecologie Nelly Olin. Elle a insisté sur le «rôle central que doivent jouer les autorités publiques locales». «Il s'agit de la participation de toutes les parties intéressées, notamment des usagers, aux prises de décision» et concerne également «les règles de transparence et de bonne gestion nécessaires pour garantir l'efficacité des investissements», a expliqué la ministre.

La communauté internationale s'est engagée en 2000 au travers des Objectifs de développement du Millénaire (ODM) à réduire de moitié le nombre de personnes privées d'accès à l'eau potable d'ici 2015. Le défi est considérable: 1,1 milliard d'humains n'ont pas accès à l'eau potable; 2,4 à l'assainissement (évacuation des eaux usées) et cette situation cause 8 millions de décès par an, dont la moitié d'enfants, essentiellement par maladies.

Par ailleurs, le Partenariat français souhaite également insister sur l'assainissement, «parent pauvre» des projets menés dans le cadre des ODM, a noté Gérard Payen, président du Comité international de l'Association scientifique et technique pour l'eau et l'environnement (Astee). Enfin, a remarqué Nelly Olin, si le Partenariat français défend le droit à l'eau pour tous, ce n'est pas l'eau gratuite qui aboutirait aux «gaspillages et alourdirait inutilement les budgets publics». Il faut donc «trouver les modalités adaptées pour les plus démunis, qui se trouvent à payer aujourd'hui l'eau souvient bien plus cher», notamment à des porteurs d'eau.

Le Partenariat français regroupe outre les pouvoirs publics (Ministères de l'Ecologie et de la Coopération), les représentants des collectivités locales, les agences de l'eau, des entreprises spécialisées et plusieurs ONG.

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