Les frais et les taxes liés à l'acquisition d'un logement sont les principaux freins à la mobilité des propriétaires en France. C'est le constat d'une étude rendue publique par l'Agence nationale pour l'information sur le logement (Anil).

Selon une étude de l'Anil, le coût des transactions immobilières en France serait un des plus élevés d'Europe. Un chiffre qui n'est pas sans conséquence puisque, selon la même étude, il freinerait la mobilité des propriétaires.

Jusqu'à 13% pour l'agence

En France, les coûts de transaction représentent 6,5 à 7% si la vente est directe alors qu'ils sont seulement de 4,2% en Allemagne, 2,5% en Italie, 1,9% en Angleterre et 1,5% au Danemark pour une transaction de 250.000 euros. Et si cette transaction passe par un agent immobilier, ce taux se situe dans une fourchette de 11 à 13% du coût total de l'acquisition.

Des propriétaires peu pressés

Parallèlement, l'Anil s'aperçoit que le taux de mobilité (nombre de logements dont l'occupant a changé par rapport au nombre total de logements) est relativement stable en France depuis 1984 (entre 8,7 et 9,8%) alors que bon nombre de logements neufs sont arrivés sur le marché depuis.

 

Le retournement du marché immobilier, observé depuis quelques mois, introduit une difficulté supplémentaire pour la mobilité des propriétaires, souligne l'Anil. S'ils anticipent une poursuite de la baisse des prix, les acheteurs préfèreront attendre plutôt que de se hâter.

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