Au vu de l'intensification de la crise inflationniste touchant les prix des carburants, le gouvernement a décidé de prolonger, voire renforcer, les aides aux Français et aux entreprises, notamment du secteur du BTP. "Elles ne peuvent pas se passer du jour au lendemain de gazole non routier (GNR)", a reconnu Serge Papin, ministre des PME, ce 22 septembre 2026 lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à Bercy. L'aide de 20 centimes par litre sera ainsi active jusqu'au 31 décembre 2026, pour les sociétés employant moins de 50 salariés. Soit 35.000 entreprises éligibles.


Trésorerie : des prêts flash de BPI France

 

Quant à celles qui auraient des besoins urgents de trésorerie, le ministre renvoie les entreprises vers BPI France, qui propose des "prêts flash". Reports de cotisations fiscales ou étalement des dettes fiscales sont aussi envisageables. Le ministre encourage les entreprises qui envisageraient ces solutions à contacter les représentants locaux de l'État, conseillers départementaux ou commissaires à la prévention.

 

Le plafond de la prime carburant, pouvant être débloquée par un employeur au bénéfice de l'un de ses salariés, sera rehaussé de 600 à 1.000 euros.

 

En ce qui concerne, tous secteurs confondus, les grands rouleurs, le soutien est prolongé en octobre, novembre et décembre. L'assiette de l'aide sera élargie de 3 millions à 5,5 millions de Français, et son montant sera de 100 euros. Son versement sera simplifié, a assuré la ministre déléguée chargée de l'Énergie, Maud Bregeon. Pour les nouveaux demandeurs, la plateforme de demande sera bientôt ouverte sur impots.gouv.fr. Plus d'un million de Français ont déjà demandé et touché l'aide ces derniers mois.

 

Enfin, autre annonce en ce 22 septembre : le chèque énergie sera maintenu dans le projet de loi de finances pour 2027. Son versement serait avancé d'avril 2027 à janvier 2027. Le coût total de ces mesures est évalué par le gouvernement à 450 millions d'euros.
F.L.

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