La décision du Conseil d'Etat vient conforter l'esprit de la loi du 11 février 2005 en matière d'accessibilité, qui a rendu obligatoire la mise en accessibilité de tous les bâtiments recevant du public (ERP) d'ici à 2015.
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Si la loi de 2005 « n'a pas entendu permettre au pouvoir réglementaire d'ouvrir des possibilités de dérogations à ces règles en ce qui concerne un bâtiment neuf ou la partie neuve d'un bâtiment existant », le gouvernement a tenté d'en introduire via un décret en 2006, annulé par le Conseil d'Etat en juillet 2009, puis via un article de la loi de finances rectificative, lui-même censuré par le Conseil constitutionnel fin 2009.
Les associations soulagées
Saisi par l'ADEP, l'ANPIHM, l'APF et la FNATH - les 4 principales associations de personnes handicapées - le Conseil d'Etat vient de retoquer le décret du 21 octobre 2009 relatif à l'accessibilité des lieux de travail neufs, qui prévoyait en son article 1er des possibilités de dérogations « en cas d'impossibilité technique résultant de l'environnement du bâtiment ». Pour les associations, « cette décision constitue une victoire, dans un contexte où les atteintes à l'esprit de la loi du 11 février 2005 sont constantes », indique un communiqué sur le site de la Fnath.
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Elles craignent également qu'une proposition de loi du sénateur Paul Blanc (UMP), qui doit passer au Sénat à la fin du mois, introduise à nouveau des possibilités de dérogations pour les bâtiments neufs. Et appelle le gouvernement, réuni ce jour pour la 2e Conférence nationale du Handicap, à se prononcer clairement contre ces dérogations.
Retrouvez le texte du Conseil d'Etat, en cliquant ici.
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