Alors que 2002 s'est finalement révélée meilleure que prévu pour le groupe Ciments Francais, 2003 s'annonce en revanche moins favorable "avec des résultats qui pourraient être inférieurs aux prévisions".

"En septembre-octobre 2002, nous avions prévu une légère augmentation de résultat pour 2003 mais si l'incertitude générale se prolonge, cet objectif sera plus difficile à atteindre et notre ambition se limite désormais à un résultat identique en 2003 à celui de 2002", a indiqué le président du groupe Yves René Nanot en commentant les résultats annuels.

En 2002 Ciments Français, filiale de l'italien Italcementi, a dégagé un résultat net de 208,1 millions d'euros (+15,3%) et un chiffre d'affaires de 2,93 milliards d'euros (+4,7%). Le résultat d'exploitaiton a progressé de 7,1% à 560,1 M EUR.

M. Nanot a souligné qu'en 2003 le groupe s'attachera à consolider ses récentes acqusisitions et devrait de fait limiter ses investissements aux renouvellement des équipements sans s'engager dans des opérations de croissance externe.

En 2002, le groupe a été très actif sur le plan des achats notamment en Inde, Egypte, Etats-Unis, Thailande... mobilisant 582 M d'euros (financiers et industriels).

"L'objectif est désormais de rentabiliser au mieux ces achats", a indiqué Rodolfo Danielli, directeur général d'Italcementi et directeur général de Ciments Français.

Présent dans une quinzaine de pays dont de nombreux pays emérgents l'objectif est d'accroître la contribution réalisée par le groupe dans ces pays. "Les pays émergents représentent la moitié de notre capacité productive; notre ambition est qu'ils contribuent à la moitié de notre chiffre d'affaires et à la moitié de notre résultat", a ajouté M. Danielli. Actuellement, l'activité dans les pays émergents représente 20% du total et "un peu moins de 20%" en terme de contribution au résultat, a-t-il précisé.

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