Comment concilier canicule et travail sur chantier ? Cette deuxième vague de chaleur de 2026 est l'occasion de rappeler les bonnes pratiques édictées par l'Organisme professionnel de prévention du BTP (OPPBTP), il y a un mois lors du précédent épisode comparable. Cinq conseils-clés sont ainsi définis afin de protéger les compagnons.
Le premier : vérifier la vigilance météo chaque jour. Les niveaux jaune, orange et rouge correspondent à autant de seuils d'alerte enclenchant des actions à mener. Dès l'atteinte du premier seuil, le jaune, il s'agit ainsi d'anticiper et adapter l'organisation du chantier. Cela peut se traduire par une journée de travail commençant plus tôt, ou la mise en place de pauses plus fréquentes, indique l'OPPBTP. L'employeur peut également limiter les tâches difficiles, ainsi que l'exposition directe au soleil.
Mardi 23 juin 2026, plus de cinquante départements seront placés en vigilance rouge par Météo-France.
Hydratation, rafraîchissement
L'OPPBTP rappelle également que chaque compagnon doit disposer d'au moins 3 litres d'eau potable, "maintenus au frais et à proximité du poste de travail". Quatrième conseil : aller au-delà de la simple hydratation en proposant aux équipes brumisateurs, ventilateurs, abris climatisés ou ombragés. Par ailleurs, l'habillement doit être lui aussi adapté. "Les couleurs claires favorisent l'évaporation de la sueur et sont donc à privilégier."
Enfin, l'adaptation du fonctionnement de l'entreprise aux vagues de chaleur doit être intégrée au plan de prévention de l'entreprise, comme y oblige un décret publié en juin 2025.
"Renforcer la vigilance"
Ces consignes de l'OPPBTP ont notamment été relayées par la Fédération française du bâtiment (FFB), ce 22 juin 2026. "La France subit actuellement une vague de chaleur qui va se prolonger. Il est donc crucial de renforcer la vigilance sur les chantiers", avance l'organisation professionnelle sur ses réseaux sociaux.
La Confédération de l'artisanat et des petites entreprises de bâtiment (Capeb), de son côté, assure que "les entreprises artisanales adaptent leur organisation". Mais demande au gouvernement "des dispositifs permettant de suspendre ou réorganiser les chantiers lorsque les conditions climatiques deviennent dangereuses", ou encore "un accompagnement pour investir dans des équipements et des solutions d'adaptation face au changement climatique", comme on peut le lire sur les réseaux sociaux de l'organisation patronale.
F.L.
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