«Il est important d'attirer l'attention sur les conditions de travail des salariés dans ces fortes chaleurs», a déclaré le ministre délégué au travail Gérard Larcher, sur le chantier de réfection du stade d'athlétisme Paul Valéry (XIIe).

«La loi prévoit que l'employeur est responsable des conditions dans lesquelles s'effectue un chantier, et ceci s'applique aux intempéries, comme l'a précisé une circulaire en 2004», a-t-il poursuivi. Alors que les salariés du BTP sont très exposés à une canicule qui a déjà tué quatre personnes sur leur lieu de travail (sur «une trentaine» de morts au total), «nous voulons sensibiliser les entreprises à la prévention, quelle que soit leur taille».
Horaires décalés (6h00-15h30 au lieu de 8h00-17h00) pour éviter le pic de chaleur, pauses, eau fraîche et même douche à disposition dans un préfabriqué: le ministre est venu dès 7h30 mettre l'accent sur la politique «exemplaire» pratiquée par la PME «Les paveurs de Montrouge» en temps de canicule.
Aujourd’hui, le Code du Travail prévoit que l'employeur est tenu de veiller à la santé de ses salariés et d'aménager au mieux les conditions de travail, par des horaires adaptés, des pauses, et la distribution d'eau fraîche. Gérard Larcher a donc écarté tout renforcement de la législation. «Les partenaires sociaux ont un rôle à jouer, dans le cadre du CHSCT qui est un lieu de dialogue entre l'employeur et les salariés, et ces derniers ont un droit de retrait» s'ils jugent les conditions de travail trop pénibles, a rappelé le ministre.



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